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Quelques repères pour mieux aimer ses proches et soi-même. En commençant par ouvrir les yeux sur la manière dont Dieu nous aime.

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de tout ton cœur et de tout ton esprit, et ton mari comme toi-même. C’est-à-dire : comme toi-même tu es aimée de Dieu. « Écoute ma fille, regarde et tends l’oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père, le roi sera séduit par ta beauté ». (Ps 44, 11)

Tu élèveras tes enfants dans l’espérance indéfectible que Dieu les aime, quoi qu’ils fassent, et tu ne désespéreras pas de ton impuissance à les faire grandir comme tu voudrais. Dieu prend soin des tiens comme il prend soin de toi : « Tel un berger, il fait paître son troupeau, de son bras, il rassemble les agneaux, il les porte sur son sein, il conduit doucement les brebis mères ». (Is, 40, 11)

Tu ne convoiteras pas l’organisation parfaite de ta meilleure copine (car tu ne sais pas ce qu’elle endure par ailleurs), ni son mari, ni sa maison, ni la réussite scolaire de ses enfants, ni, ni, ni… « Ne comptez pas sur les puissants, des fils d’homme qui ne peuvent sauver ! Leur souffle s’en va : ils retournent à la terre ; et ce jour-là périssent leurs projets »(Ps 145), mais « Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob… »

Tu ne feras pas de ce qui est à la mode une idole. La dernière tenue en vogue ou l’iPhone dernier cri, par exemple. « Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33)

Tu ne cancaneras pas. Et si jamais tu étais tentée de médire, de calomnier, de critiquer ou simplement de trop parler, tu diras avec le psalmiste « Établis, Seigneur, une garde à ma bouche, et veille sur la porte de mes lèvres » (Ps 140, 3) en portant à tes lèvres un petit signe de croix pour être bien sûre de la fermer !

Tu consentiras à tes limites comme à tes talents, même si parfois tu te trouves nulle, car Dieu croit en toi. Tu rechercheras plutôt les prodiges que Dieu a accomplis en toi et dans ta vie, en méditant le verset 14 du psaume 139 : « Je te rends grâce pour tant de prodiges, merveille que je suis, merveille que tes œuvres ! »

Tu ne voleras pas… au secours de la Terre entière, en croyant sauver le monde, tout en délaissant ta famille, mais tu laisseras Dieu agir en toi comme il l’entend. « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne » (Jn, 10,18)

Tu rechercheras la paix intérieure. Cela t’évitera de remplacer ton quart d’heure d’oraison quotidienne par une demi-heure de papote sur ton portable ou de clics sur Face de bouc. « Acquiers la paix intérieure et mille autour de toi seront sauvés » assure saint Séraphin de Sarov.

Tu ne regarderas qu’un jour à la fois. En te rappelant qu’« à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34), et que pour aimer sur la Terre, tu n’as « rien qu’aujourd’hui » (sainte Thérèse de Lisieux). « Le Seigneur vous donne la grâce d’aujourd’hui » disait saint François de Sales. Tu te garderas ainsi de deux maux : le papillonnage et la procrastination.

Tu sanctifieras le jour du Seigneur, en essayant de faire de ce jour sacré une fête. Et tu apprendras à te reposer ce jour-là (y compris de tes tâches domestiques) pour l’amour de ton Dieu, en te souvenant que lui-même s’est reposé : « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création ». (Gn 2, 3)

Article très librement inspiré du décalogue issu du Deutéronome (ch 5) et d’une retraite pour mères de famille.

Raphaelle Simon*

*Mariée et mère – imparfaite – de trois enfants, journaliste depuis vingt ans, spécialisée dans les domaines famille, foi et société en radio et presse écrite.