Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA BIOÉTHIQUE : PRENEZ LA PAROLE

EGB

 

"Nos concitoyens ne prennent pas vraiment la mesure des changements de société qui peuvent nous impacter" à déclaré Mgr. Aupetit.

 

 

Quel monde voulons-nous pour demain ?

Bandeaux-Bioethique1

C’est cette question qui anime aujourd’hui les Etats généraux de la bioéthique, premiers pas vers la révision de la loi bioéthique qui devrait avoir lieu à la fin de l’année 2018.

 

Une vaste consultation

Bioéthique

De très nombreux progrès scientifiques et technologiques ont fait émerger des débats totalement nouveaux ces dernières années et des questions complexes interrogent directement la société que l’on souhaite pour demain. Le Comité Consultatif National d’Ethique, CCNE, a donc pour mission de recueillir de la façon la plus objective possible l’ensemble des avis de la société́. Pour cela, tout un dispositif de consultations a été́ mis en place à différents niveaux.

Ils portent sur des sujets sensibles concernant le respect de la vie de son début à sa fin naturelle, la #PMA pour toutes ou #PMAsansPère, les modifications du génome, les dons d'organes, l'intelligence artificielle.... . La première étape est une consultation citoyenne qui est ouverte à tous par le biais du site des #EGB2018. Cette étape se termine le 30 avril, il y a donc urgence à vous manifester.

 « Depuis le 18 janvier 2018, les États généraux de bioéthique sont lancés afin de permettre un débat public, avant la révision des lois de bioéthique prévue cet automne. Les thèmes abordés sont issus des nouvelles possibilités scientifiques et techniques et de demandes sociétales. Les études, témoignages et sondages récemment publiés expriment, d’une part la complexité des situations et, d’autre part la diversité des positions, face à la gravité des questions posées. Les enjeux sont considérables, et en tant que chrétiens, nous sommes appelés à nous engager? nous dit  Mgr Santier

 

Comment y participer et faire entendre sa voix ?

  •  En ligne

image_newsletter740

Tout le monde peut apporter sa contribution en s’inscrivant sur le site national https://etatsgenerauxdelabioethique.fr

Le site des États Généraux de la Bioéthique, accessible à tous sur inscription, permet à chacun de s’informer sur l’ensemble des sujets abordés mais aussi d’exprimer sa propre opinion sur les 9 thématiques en votant, en « likant » des arguments ou en proposant ses propres convictions. Nous sommes tous appelés par nos évêques à prendre la parole pour défendre nos valeurs. 

Vous pensez :


OUI aux #SoinsPalliatifs NON à l'#euthanasie 💀
OUI à l'accueil de la #Vie 💕Non à l'#IVG 💔
OUI à la #Napro NON à la #PMAsansPère & la #GPA
OUI à la #CultureDeVie 🤗NON à la #CultureDeMort ☠️
Alors écrivez-le sur le site des Etats Généraux de la Bioéthique
PRENEZ LA PAROLE 🗣️🔉🔊🔈 
Plus que 16 jours pour le faire. La consultation se termine le 30 avril.

N'attendez-pas, à vos claviers...

ATTENTION, il faut d’abord, vous inscrire sur le site des Etats Généraux de la bioéthique,  Avant de pouvoir donner votre avis, vous aurez trois étapes à suivre, simples mais obligatoires. Une fois ces étapes passées (inscription, éventuellement avec un pseudonyme, et confirmation d’inscription en cliquant sur le lien du mail que vous allez recevoir), vous pourrez exposer vos arguments. 

Vous verrez que les questions posées sont souvent ambigües : n'oubliez pas d'indiquer le motif de votre vote en 1 phrase ou 2 afin d'être bien compris du CCNE. Lisez attentivement tous les énoncés avant de répondre, certains pouvant être trompeurs.  

1 jour 1 argument

Si vous voulez être aidé et soutenu dans ce travail vous pouvez vous inscrire en 2 clics sur unjourunargument.fr, recevez un email par jour pour répondre à une des propositions des États Généraux de la bioéthique, avec : la situation actuelle, ce qu'en dit le Conseil Consultatif National d'Éthique, ce qu'en dit l'Église en France. S'inscrire, c'est l'assurance de prendre quelques minutes par jour pour participer. Il ne reste plus que 2 semaines ! Allez, hop, passez à l'action !

 

 

  •   En participant aux rencontres publiques

affiche-bioéthique-diocese-creteil

Organisées à Paris ou dans notre diocèse. Par exemple, 3 mai à la cathédrale Notre Dame de Créteil une conférence débat sur "Accompagner la fin de vie"

Veillée vie 2018

 

 

 

 

 

 

Nous sommes également appelés à prier avec nos évêques à la "Veillée de prière pour la vie" le 16 mai à Notre Dame de Paris à 19h30.

 

 

La bioéthique au service de la vie !

10ème veillée de prière pour la vie en Ile de France

 


#PMAsansPère Conférence d’Aude Mirkovic (1)

AFC 2018 PMA

Ce lundi 5 mars, la salle s’est révélée trop petite pour accueillir toutes les personnes souhaitant s’informer sur la PMA et l’enjeu de son extension aux couples de femmes et aux femmes seules.

 

Aude Mirkovic, juriste spécialisée sur ce sujet, a su passionner son auditoire ; claire, rigoureuse, didactique, notre conférencière a bien présenté la situation actuelle, les évolutions envisagées et leurs conséquences pour les enfants et la société tout entière :

 

A l’aide de citations, voici un rapide résumé de cette conférence qui se tenait dans le contexte des Etats Généraux de la Bioéthique :

 

PMA_les_r_gles_actuelles

"On appelle Procréation Médicalement Assistée (PMA), ou Assistance Médicale à la Procréation (AMP), l’ensemble des techniques visant à la conception d’un enfant en dehors du processus naturel, c’est-à-dire en dehors de l’union sexuelle de l’homme et de la femme : il s’agit principalement de l’insémination artificielle d’une femme par les gamètes de son conjoint ou concubin (IAD) ou d’un donneur (IAD), et de la fécondation in vitro avec transfert d’embryon (Fivete) qui organise la rencontre des gamètes en laboratoire, les embryons obtenus étant ensuite transférés dans l’utérus de la femme en vue de leur naissance.

 

1  Les conséquences pour les enfants

L’effacement du père

La PMA pour les femmes signifie, pour les enfants, la conception sans père

L’effacement du père est relativisé par des études biaisées et par l’adoption par la seconde femme

pma1

Pourtant, il ne s’agit pas dans ce cas d’une adoption mais d’un détournement de l’adoption, puisque la PMA prive délibérément l’enfant d’un de ses parents pour le rendre adoptable. Adoption = au service de l’enfant. L’adoption est une institution au service de l’enfant, qui a pour raison d’être de réparer le préjudice subi par un enfant privé de l’un de ses parents ou des deux par les malheurs de la vie, en le confiant à des parents adoptifs.

L’adoption ne prive donc l’enfant de rien, et certainement pas de ses parents d’origine : elle intervient au profit d’un enfant, déjà privé de ses parents, pour réparer au mieux cette privation.

 

IMG_20180305_211634

L’adoption ne prive l’enfant de rien, elle répare.

Au contraire, la PMA pour les femmes organise l’éviction du père, son effacement, pour mettre délibérément l’enfant dans la situation de n’avoir qu’un seul parent et le rendre ainsi disponible pour réaliser le désir d’autrui.

C’est pourquoi l’existence de l’adoption, institution au service de l’enfant, ne peut servir de prétexte pour priver un enfant délibérément de père et réaliser ainsi le désir d’enfant de qui que ce soit.

La PMA sans Père est un détournement de l’adoption

Ignorer le mode de conception de l’enfant revient à occulter ce préjudice et à le nier, ce qui s’apparente à un déni de justice. Les psychologues expliquent que le déni de ce qui est arrivé à un enfant le prive de la possibilité d’exprimer sa souffrance, y compris à lui-même.

On pressent qu’une telle conception qui programme l’effacement du père ne saurait guère se révéler compatible avec le respect des droits de l’enfant et, en particulier, le droit dans la mesure du possible de connaître ses parents et d’être élevé par eux, garanti par la Convention européenne des droits de l’enfant.

 

28472316_602720463397940_3511049784183731686_n

 

Le droit de l’enfant de connaître ses parents et d’être élevé par eux.(art. 7-1 CIDE)

Ce texte a une valeur juridique internationale, c'est-à-dire supérieure au droit français et s’impose donc aux États et à leurs Parlements, gouvernements et présidents. Le droit de l’enfant de connaître ses parents et être élevé par eux n’est donc pas une considération relevant de l’opinion qui pourrait convaincre ou laisser sceptique : il figure dans un texte juridique international contraignant que les États signataires, dont la France, se sont engagés à respecter.

Cet engagement international de la France place donc le législateur face à ses responsabilités et à une alternative simple : voulons-nous respecter les droits de l’enfant ou satisfaire des désirs d’adultes, par exemple le désir d’enfant de femmes célibataires ou en couple de femme, même si cela suppose de priver délibérément l’enfant de père ?

IMG_20180305_205942

On compare parfois avec l’accouchement sous X, l’adoption plénière et le don de gamètes. Si l’accouchement sous X est une mesure de moindre mal, prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant, au contraire la conception sous X est une décision qui intervient dans l’intérêt des adultes en désir d’enfant. L’analogie fréquemment faite entre apport de gamètes et adoption n’est pas plus pertinente, car l’adoption vise à réparer ce que l’apport de gamètes provoque, le fait que l’enfant n’a qu’un seul parent au lieu des deux qui sont à l’origine de sa vie.

Précisément, l’importance du lien biologique dans la filiation est révélée par le préjudice des enfants échangés à la naissance.  Ce contentieux fait apparaître l’évidence, à savoir qu’il n’est pas indifférent d’être issu d’un tel ou d’un autre, autrement dit que les enfants ne sont pas interchangeables et les parents non plus. Les familles sont respectivement privées non seulement de l’enfant biologique mais de l’enfant attendu, aimé. Entre les parents et l’enfant, la dimension symbolique de la filiation a déjà commencé de se mettre en place, dépassant la dimension biologique proprement dite.

 

Erreurs de gamètes ou d’embryons

Enfant issu d’un don de gamètes. Finalement, le don de gamètes pose une question simple : est-il important, ou non, d’être issu de quelqu’un ? Si c’est important pour les uns, comment considérer que cela devrait être sans intérêt pour l’enfant issu du don ?

 DSC05892

 Conclusion

La méconnaissance des droits de l’enfant ne devrait-elle pas, à elle seule, suffire à un législateur soucieux du respect des droits de tous pour y renoncer ?

Ceci semble d’autant plus nécessaire que l’absence de père n’est pas la seule difficulté intrinsèque à la PMA pour les femmes, laquelle entraînerait encore des conséquences pour la société entière."

 

Dans un prochain article nous terminerons le compte-rendu de cette soirée en parlant des conséquences pour la société ainsi que des faux impératifs pour justifier la PMA sans Père.

  

Aude et M Schiappa

Si vous le souhaitez vous pouvez retrouver, bien plus dévelloppées, toute les explications d'Aude Mirkovic sur les enjeux de la PMA pour les femmes dans son dernier livre : La PMA : un enjeu de société, Artège 2018

Dernier livre qu'Aude Mirkovic a été amenée à offrir à Marlène Schiappa lors du Salon du livre... avec toute la polémique qui s'en est suivie puisqu'il semblerait qu'il est interdit de faire des cadeaux et surtout qu'un secrétaire d'état ne saurait accepter un livre de quelqu'un du "camp opposé" !!!

 

Retrouvez toutes les photos de la soirée sur notre album-photos. 

#PMAsansPère Conférence d’Aude Mirkovic (2)

 

IMG_20180305_211655

2 Les conséquences pour la société tout entière

La déstabilisation du système bioéthique français : L’abandon de la gratuité (inéluctable  étant donné le manque de sperme) .

Les risques de consanguinité accrus pour les enfants.

La PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes poserait la question cruciale de sa prise en charge financière.

 

Abandon du critère thérapeutique = généralisation de la PMA ou PMA de convenance

Dès lors qu’on prend la peine de dépasser l’objectif officiel de permettre au plus grand nombre d’avoir des enfants, il apparaît que l’assistance médicale à la procréation entretient des rapports très ambigus avec l’argent

Capture-d’écran-2015-12-16-à-17

Admettre la PMA pour les femmes signifierait l’abandon du critère thérapeutique actuel puisque les femmes célibataires ou homosexuelles ne souffrent pas particulièrement de stérilité : une femme célibataire n’est pas stérile, c’est sa situation (le célibat) qui ne permet pas la procréation. Deux femmes en couple ne sont pas non plus stériles, c’est leur relation qui l’est.

La PMA, depuis l’origine, est liée à la sélection et donc à l’eugénisme tant avec le don de gamètes qui exige la sélection des donneurs que la fécondation in vitro qui permet le tri des embryons.

Pour autant, cette sélection des enfants via le tri embryonnaire généralisé n’a rien d’inéluctable. Il est encore temps de réaliser les implications de la PMA non thérapeutique et de poser des limites car, si la technique va sans doute proposer des moyens toujours plus sophistiqués pour satisfaire tous les désirs, la loi a le pouvoir de poser des bornes, des interdits s’il le faut et de protéger ainsi les droits de tous.

Le législateur peut et doit encadrer la PMA afin de préserver la société des dérives déjà constatées et surtout annoncées par le projet d’abandon du critère thérapeutique de la PMA.

 

 

14_sequencage_istock-519862147_0

Conclusion

En dépit des dégâts importants qu’entraînerait la légalisation de la PMA pour les femmes, ce qui se joue en 2018 n’est pas seulement la PMA pour les femmes, mais le passage de la procréation à la production et à la sélection de l’humain.

Au moment d’envisager la PMA non thérapeutique, la société doit choisir : jusqu’où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ? La PMA doit-elle demeurer une mesure d’exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation proposant la sélection des enfants ?

 

3 Les faux impératifs invoqués pour justifier la PMA sans père

La vie privée des femmes 

À partir du moment où la société est sollicitée pour réaliser le choix d’avoir un enfant sans père, ce choix ne relève plus de la vie privée de l’intéressée mais de la responsabilité du législateur et, par conséquent, de la société tout entière.

 

L’égalité 

PMA

Ne signifie pas traiter tout le monde de la même manière. Le droit à l’enfant n’existe pas et personne n’a le droit d’avoir un enfant. Concrètement, personne n’a le droit de priver délibérément un enfant de père pour satisfaire son désir, quelle que soit son orientation sexuelle.

Cette conception erronée de l’égalité conduit à la GPA : si les droits de l’enfant sont bafoués une fois, au profit des femmes, pourquoi pas une seconde, au profit des hommes ? Si l’on ne tolère pas que les droits de l’enfant mettent des limites à nos désirs, alors il n’y a plus de limite.

 

L’Europe  

Ni le Conseil de l’Europe ni l’Union européenne ne peuvent obliger la France à méconnaître les droits de l’enfant et à instaurer la généralisation de la procréation artificielle. La grande diversité des législations des États membres de l’Union européenne prouve de façon empirique la marge de manœuvre qui revient aux États sur tous les sujets anthropologiques dits de société.

 

Conclusion : prendre les droits de l’enfant au sérieux

Une fois que le mal est fait…Il est frappant de constater combien l’indifférence pour les droits des enfants progresse en prenant appui sur le fait accompli, comme si le constat d’une injustice était une bonne raison de l’entériner et de la pousser toujours plus loin.

9791033606888-enjeu-societe_g

Puisque le mal est fait… lorsque le mal est fait, il reste à engager les responsabilités en cause et à réparer les préjudices subis par les victimes, ici les enfants. C’est encore ce qu’on enseigne dans les facultés de droit. Car c’est ce qu’exige la justice. Au lieu de cela, la « justice » ferme les yeux sur le mal, dès lors qu’il est fait, avant que les instances diverses ne suggèrent de le légaliser, puisque de toute façon il se fait….

Tout se passe comme si les droits de l’enfant n’étaient là que pour faire bien dans le décor mais ne devaient avoir aucune conséquence pratique. N’est-il pas temps d’accepter que les droits d’autrui, en l’occurrence des enfants, posent des limites à nos désirs, et aux désirs de tous ?

La société se trouve aujourd’hui face à une alternative simple : renoncer à des techniques de procréation qui méconnaissent les droits de l’enfant, ou renoncer à proclamer ces droits de l’enfant car on ne peut à la fois affirmer des droits tout en légalisant des pratiques qui les ignorent.

Les Français favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires seraient-ils toujours du même avis si la question était posée du côté de l’enfant : pensez-vous que la loi doive organiser la conception d’enfants privés, délibérément et légalement, de père ?

 

Pour  retrouver toutes les explications d'Aude Mirkovic sur les enjeux de la PMA pour les femmes, reportez-vous à  son dernier livre : La PMA : un enjeu de société, Artège 2018

Aude et M Schiappa

Dernier livre qu'Aude Mirkovic a été amenée à offrir à Marlène Schiappa lors du Salon du livre... avec toute la polémique qui s'en est suivie...

La France est un pays de liberté. Se faire offrir un livre dont on ne partage pas nécessairement l’argumentation est donc un crime : Marlène Schiappa s'est pressée de se justifier. Elle infirme immédiatement ce que personne n’avait imaginé une seconde : « je ne la soutiens aucunement ». Mais s’empresse d’ajouter une phrase nettement moins anodine : « Si j'avais su ce qu'était ce livre je n'aurais bien sûr pas posé. » 

Marlène Schiappa appartient à un gouvernement qui se félicite « d’écouter tout le monde » et de « consulter largement ». Un gouvernement fier d’être à la tête d’un pays qui organise en ce moment même des états généraux de la bioéthique pour que « tous les Français puissent donner leur avis ». Tous, à condition d’être d’accord. 

 

 

Des enfants sans père, il y en a. Il y en a suffisamment. Leur manque, leurs difficultés, leur souffrance sont connus. Ce n’est pas à la loi d’organiser cette privation ni cette souffrance.

 

PMA sol

 Retrouvez toutes les photos de la soirée sur notre album-photos. 

01 avril 2018

PÂQUES 2018

résurrection

Qu'éclate dans le ciel la joie des anges !

Qu'éclate de partout la joie du monde !

Qu'éclate dans l'Eglise la joie des fils de Dieu !

Voici maintenant la victoire,

Voici la liberté pour tous les peuples, 

le Christ ressuscité triomphe de la mort !

Demain se lèvera l'aube nouvelle d'un monde rajeuni dans la Pâque de ton Fils !

Chant de l'Exultet pour la Vigile Pascale

 

"Il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.. Il vit et il crut. "

JN 20, 7

TombeauVide

 

24 mars 2018

LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson

Passion du Christ 25 03 18

Projection suivie d'un débat du film "La Passion du Christ" de Mel Gibson 
le lundi 26 mars à 20h30.
Lundi Saint, crypte de l'église Notre Dame de Vincennes 

82, rue Raymond du Temple. Vincennes

ATTENTION, film très dur et réaliste. Interdit au moins de 12 ans.

Cette projection puis le débat avec le Père Aulard nous aideront,
au lendemain du dimanche des Rameaux, à entrer dans la Semaine Sainte.

Lieutenant-colonel Arnaud Bertrame RIP

LTC Arnaud Beltrame

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses frères"

Nos pensées et notre prière 🙏 rejoignent l’épouse du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, et la grande famille de la Gendarmerie.


Comment ne pas penser au début de cette Semaine Sainte à Jésus lui-même qui vient à notre place affronter la mort et les conséquences du péché ?" nous dit Mgr Planet, évêque de #Carcassonne.


P Jacques Hamel

Père Jacques Hamel,

Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame... 


Avec de tels hommes de foi et de vocation, la France tient encore haut sa tête.

Leurs sacrifices en attestent. 🇫🇷

 

 

 

 

 

 

Posté par AFC94 à 15:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

13 mars 2018

Ciné-débat à St Maur

Letres_au_p_re_Jacob

L' AFC de Saint-Maur vous propose
le Mardi 20 MARS 2018 à 20h 30 à la maison paroissiale Notre-Dame du Rosaire  ( salle du sous-sol ) 11 av. Joffre 94100 St Maur, 
de découvrir le film «  Lettres au Père Jacob  »
( Réalisé en 2016  par Klaus Häro) )
avec la participation du père Pierre-Édouard Le Nail, curé de la paroisse Saint-François-de-Sales à Saint-Maur.
Entrée gratuite.

Synopsis

Condamnée à perpétuité pour meurtre, Leila est mystérieusement libérée après seulement douze ans. 

Envoyée auprès d'un vieux prêtre aveugle et isolé pour être sa nouvelle assistante, elle devra répondre à l'abondant courrier qu’il reçoit chaque jour. Indifférente à tout cela, Leila va tenter de profiter de la cécité de son hôte…

Klaus Haro, réalisateur : «  La vie d’un individu peut à première vue paraitre minuscule, dénuée d’intérêt, mais si on s’approche on découvre des drames et des richesses.  Il nous faut alors admettre notre fragilité et comprendre que chaque être a une valeur intrinsèque. Cette valeur vient de celui qui nous a créées, de Dieu.

27 février 2018

PMA, AMP, #PMAsansPère... que recouvrent vraiment ces sigles ?

AFC-PMA 2018

Dans le contexte des Etats généraux de la bioéthique notre fédération vous propose une conférence d’information et de réflexion sur la #PMAsansPère.



Nous avons invité Aude Mirkovic, Maître de conférences en droit privé et porte-parole de l’association « Juristes pour l’enfance » Elle viendra à Saint Charles de Joinville, le lundi 5 mars à 20h45, nous aider à répondre à cette question « #PMAsansPère et l’enfant dans tout ça ? »



Salle paroissiale du 5 rue de Paris au fond de la cour (et à côté de l'église St Charles).
Cette église est juste à côté du RER A Joinville et des arrêts des bus 101,106,108,110,111,112,201,281,n33.
Grand parking rue de Paris devant l'école Charcot.

 

 

Pour permettre à chacun de se faire déjà une idée sur ce qu’est vraiment la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou AMP (Assistance Médicale à la Procréation) nous vous avons préparé un petit dossier grâce au travail de notre confédération.

 

1)    Qu’est-ce que la PMA ?

Elle recouvre plusieurs techniques :

Insémination artificielle intra-utérine avec les spermatozoïdes du conjoint (IAC) ou d’un tiers donneur (IAD)

Fécondation in vitro avec transfert d’embryons juste conçus ou après congélation. Cette fécondation peut  être homologue, c’est-à-dire intra conjugale, ou hétérologue avec donneur de gamètes extérieur au couple

Fécondation in vitro avec ICSI : injection dans un ovocyte mature d’un seul spermatozoïde sélectionné

 

2)    Que dit la loi aujourd’hui ? (Loi de bioéthique de 2011)

drew-hays-28855-unsplash

Elle impose des conditions médicales : infertilité  ou risque de transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué.

L’homme et la femme formant un couple doivent consentir préalablement au transfert des embryons ou à l’insémination

Elle impose aussi des conditions sociales : accès réservé aux couples composés d’un homme et d’une femme tous les deux vivants, en âge de procréer

Le décès de l’un des membres du couple, le dépôt d’une demande de divorce ou de séparation de corps ou la cessation de la communauté de vie font obstacle à l’insémination et au transfert des embryons.

La technique de congélation ultra-rapide des ovocytes, encore appelée « vitrification », est autorisée.

 

 

3)    Quels sont les problèmes éthiques posés par la situation actuelle ?

Embryon tube

Le coût en vies humaines : En moyenne 18 embryons pour obtenir une naissance

Dissociation entre acte conjugal et procréation par la substitution d’une action technique médicale à l’acte conjugal.

Intrusion d’équipes médicales dans l’intimité de la vie d’un couple et de leur(s) enfant(s).

Le rôle du conjoint est faible (dans le cas d’une FIC homologue) ou nul (FIV hétérologue). Il n’intervient ni dans la fécondation, ni dans le transfert.

Pleurs femme

Difficulté du prélèvement d’ovocytes. Ce prélèvement nécessitant un traitement hormonal et une intervention chirurgicale, non sans risques, on en prélève en surnombre. Les ovocytes sont immédiatement fécondés, dans le cas d’une vitrification, ou plus rarement congelés en l’absence de vitrification. Dans ce cas, on fabrique des embryons en surnombre, que l’on congèle, et qui ne seront pas tous utilisés. Que vont devenir ces embryons surnuméraires, 225 000 aujourd’hui en France ? Faut-il les laisser mourir ou les utiliser à des fins de recherche ?

Inégalité, discrimination provoquée entre des êtres humains : la dignité de la personne est devenue principe constitutionnel en 1994. Mais, dans la même décision, le Conseil constitutionnel distinguait les droits de l’embryon in vitro de ceux de l’embryon in utero, considérant qu’il puisse y avoir plusieurs catégories d’êtres humains d’inégale dignité.

Cette inégalité est maintenant communément admise pour les embryons in vitro : entre ceux qui font l’objet d’un projet parental et les autres.

 

Les techniques de la procréation médicalement assistée sont donc à l’origine de l’ensemble des problèmes éthiques, car elles reposent le plus souvent sur des pratiques qui nuisent à la dignité de l’embryon, voire qui portent atteinte à sa vie. séparant la conception de la gestation, isolé dans l’éprouvette, l’embryon n’est plus protégé, son destin ne dépend plus de la nature, mais de décisions humaines.

pmamini-620x310Lorsque l’embryon est fabriqué, il est perçu comme manipulable. On en fait ce qu’on veut. On le chosifie.

On entre dans une logique de sélection : dans toute technique de fécondation in vitro, un tri des embryons est effectué avant implantation en vue de sélectionner ceux qui semblent les plus aptes. Il s’agit pour le moment d’une évaluation morphologique, mais le risque est grand de pousser plus loin la sélection.

Quand on commence à sélectionner, on entre dans une démarche de recherche d’enfant parfait et on n’est pas prêt à accepter une anomalie. La logique sera donc l’avortement en cas d’handicap révélé par le test.

 

Ces problèmes éthiques ont un impact psychologique :

Des frustrations chez les enfants privés de leurs origines, lorsqu’il y a un tiers donneur.

Souffrance accrue pour les couples pour lesquels l’AMP n’a pas eu de succès. La lourdeur des traitements en question rend, en effet, l’échec très éprouvant. Or l’AMP n’a qu’un taux de « réussite » de 20%..

Impact psychologique important sur les enfants en cas notamment de réduction embryonnaire : « complexe du survivant ».

Ces techniques sont parfois la source de nombreux accouchements prématurés.

Ces techniques ont un coût financier non négligeable pour la société :

Cecos frigo

Insémination artificielle : entre 700 €  et 1200 € par tentative (6 remboursées par la Sécurité Sociale)

FIV : entre 3000 € et 4500 € par tentative (4 remboursées par la Sécurité Sociale)

Plus le problème de la conservation des embryons congelés. 

Ces fonds utilisés à des fins non-thérapeutiques (les couples infertiles ne sont pas malades) pourraient l’être à des fins de recherche.

 

4)    Quelles sont les évolutions demandées ?

Dans le prolongement de la loi Taubira, une demande est faite d’ouvrir la PMA aux couples de femmes et aux célibataires et donc de faire évoluer l’AMP vers le traitement de l’infertilité sociale.

Dans le cas d’une femme seule, il s’agirait de « créer » délibérément un enfant sans père.

Dans le cas de deux femmes vivant ensemble, ce serait admettre la conception médicalement assistée d’un enfant sans père.

=>   La # PMAsansPère

 

pma3

5)    Nos propositions

Nous sommes convaincus que la dissociation entre l’acte conjugal et la procréation n’est pas anodine et qu’elle peut porter atteinte à l’union du couple.

Il faut donc donner du temps aux couples qui apprennent leur hypofertilité avant de les transférer aussitôt en service d’AMP. La période de deuil de l’enfant biologique naturel est indispensable avant de prendre la décision d’entreprendre une autre démarche. La proposition d’AMP arrive, en effet, souvent trop vite une fois le diagnostic d’infertilité posé et elle ne respecte pas les personnes en souffrance dans leur choix. On commence très vite des techniques très lourdes qu’on ne sait plus comment arrêter.

Ce parcours, qui peut être long, retarde les démarches d’adoption et risque d’entraîner une instabilité du couple.

Claire

Mieux informer les couples sur le caractère éprouvant du parcours, le faible taux de réussite (au bout d’un parcours de 4 tentatives de FIV, un couple sur 2 finit par avoir un enfant) et la question relative aux embryons surnuméraires à laquelle ils devront répondre. (ou pas..) 

Proposer aux jeunes une éducation à l’accueil de l’enfant, qui doit faire partie d’une éducation affective et sexuelle de qualité :

  • Sur la corrélation entre l’union des corps et l’accueil de la vie
  • Sur les risques d’infertilité provoqués par certaines pratiques sexuelles entraînant des maladies sexuellement transmissibles, par l’avortement.

Rappeler aux jeunes que les femmes ont une horloge biologique qui tourne inexorablement et que, plus elles attendent pour avoir des enfants, plus elles risquent d’avoir des difficultés à accueillir un enfant.

Le recours à la PMA est souvent trop rapide justement parce que l’on a trop attendu pour essayer d’avoir des enfants et que le temps presse, la technique elle-même étant plus risquée et ayant moins de chances de réussite après 35 ans.

Napro

Informer sur des possibilités de traitements, dont certains donnent des résultats bien meilleurs que la FIV comme la NaproTechnologie qui respecte la nature.

Faire de la recherche sur l’infertilité

Réserver les techniques qui relèvent de l’assistance médicale à la procréation aux seuls couples mariés et en capacité de procréer (remise en cause de la loi existante), en renonçant au tiers donneur, sans oublier que, de toute façon, la PMA ne soigne pas l'infertilité, elle la contourne.

Limiter la fécondation aux embryons qui seront réimplantés

Maintenir l’interdiction de l’ouverture de l’AMP aux femmes célibataires et aux couples de même sexe dont les enjeux et les difficultés sont résumés dans ce livret en lien.

 

NoPMASansPere-NoGPA10