Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

19 avril 2016

DIMANCHE DES VOCATIONS

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Pour ce dimanche des vocations, l'homèlie du Père Masquelier, un tout jeune prêtre de 36 ans, ordonné en 2012.

Nous le remercions de nous avoir autorisé à reproduire son sermon, entendu à Paris. 

 

Trois semaines après Pâques nous entendons l’évangile « du bon Pasteur ». Dieu, en Jésus, se présente à nous comme un berger qui conduit un troupeau.

L’Ancien Testament est rempli de ces images, dites « pastorales », qui deviennent plus difficiles à comprendre pour nous qui habitons les villes, nous qui avons un peu perdu le contact avec la nature et la sagesse de la terre. Mais nous pouvons faire un effort et imaginer que le meilleur berger est à la fois attentif à l’ensemble du troupeau et aux brebis isolées. On se souvient de la parabole des cent brebis. Le berger conduit le troupeau mais il va chercher une seule brebis égarée. Jésus, notre bon pasteur, est capable d’être attentif à tous et à chacun, à chaque personne en particulier. Voici notre foi : Dieu conduit l’Histoire avec un grand « H » et il arrive aussi à conduire, à former et à recréer inlassablement chaque individu, en son histoire propre avec un petit « h ».

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N’ayons donc pas peur de parler à Dieu et de Le solliciter, Il apprécie cela. Il semble occupé à conduire l’histoire du monde, mais Il a du temps et un temps infini pour s’occuper de nous. Tant de gens se disent : « je ne Lui parle pas de mes petits problèmes, car Il en a de plus gros avec d’autres », « Il ne doit pas avoir le temps pour mes petits soucis ». Nous plaquons nos modes de fonctionnement, nos stress quotidiens sur Dieu. Lui a tout son temps, car Il est maître du temps et de l’espace. Parlons donc à Dieu et écoutons sa voix, pour ne pas oublier la voix du berger, pour la reconnaître dans la cacophonie ambiante. « Mes brebis écoutent ma voix ». Savons-nous écouter le bon Berger, écouter sa voix par la prière ou la lecture quotidienne de la Parole de Dieu ?

La figure de bon pasteur est de plus en plus difficile à accueillir pour notre société libertaire et individualiste. La comparaison entre les cathos et les moutons n’est pas élogieuse. Pourquoi donc nous confier à un berger ? Pourquoi donner une partie des commandes de notre vie à un pasteur ? Ne sommes-nous pas indépendants ? N’avons-nous pas le désir d’être autonomes ?

Disons d’abord que ce berger, très particulier, s’est fait lui-même brebis, et plus précisément agneau. En effet, le Christ n’est pas un Dieu éloigné des hommes, ce n’est pas un Pasteur étranger à la condition de brebis. Lui-même s’est fait homme et brebis, lui-même qui était Dieu a obéi en tant qu’homme à Dieu son Père. Quel roi à voulu à ce point (alors qu’il n’y était pas obligé) prendre la condition de sujet ? Quel homme politique a voulu prendre à ce point la condition de l’électeur ? Lui, immortel, a voulu connaître et assumer notre condition jusqu’à mourir. Le pasteur est devenu brebis.

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Ensuite ce berger si particulier donne sa vie pour ses brebis, et sa vie est peu commune, à savoir la vie éternelle. Nous le savons, mais il est bien de le dire à nouveau : la vie éternelle est initiée en nous par le baptême. Non nous ne sommes pas fait pour le temporel, ni pour la mort. Dieu, le bon pasteur « essuiera toutes larmes de nos yeux ». Nous sommes fait pour la joie et la joie la plus grande, pour ce ciel décrit dans l’apocalypse, ciel de fête, de processions bigarrées de toutes nations, de robes blanches, de palmes colorées, de cymbales et de trompettes.

Ensuite, le Christ qui donne sa vie ne fait pas de nous des moutons de Panurge. Jésus par son sacrifice nous redresse et nous rend libres par rapport à l’esprit du monde, par rapport à la mode et par rapport à la pensée unique. Nous sentons bien que l’Evangile, relayé par le pape, les prêtres et les chrétiens nous dérange et nous oblige à penser et repenser notre mode de vie, à juger la société, à discerner ce que l’on veut réellement et à refuser ce que l’on risque de subir. L’Evangile est pour nous une vraie matière à réflexion et nous pousse sans cesse à l’action, il nous sollicite et nous empêche de nous endormir. En un mot, l’Evangile nous rend plus libres. Nous avons tant de dépendances physiques psychologiques et intellectuelles. Penser seul et vivre indépendants est impossible, c’est une chimère qui de surcroit nous rend malheureux. Le bonheur dans l’isolement n’existe pas. L’indépendance totale n’est ni possible ni enviable. La libération ne consiste donc pas à ne plus dépendre de personne, mais à dépendre uniquement de ceux qui nous font grandir. Les enfants ont bien compris cela, ils acceptent de dépendre de parents et d’éducateurs qui leur offrent l’amour et la confiance dont ils ont besoin. Voila l’esprit d’enfance de l’Evangile : renoncer aux dépendances qui m’abaissent, et savoir joyeusement dépendre de celui qui m’élève. Réfléchissons bien à cela, le bonheur n’est pas dans l’indépendance, mais dans l’attachement à ceux et Celui qui nous tire vers le haut.

Trinité de Roubiev

« Le Père et moi nous sommes un ». Jésus lui-même reconnais sa dépendance viscérale d’amour au Père et Il en jubile. Le vrai Dieu trinitaire est en Lui-même toute-puissance et sainte dépendance, Il est unité et dialogue d’amour. La Trinité est l’expression même de la chaîne d’amour, du lien qui attache et libère en même temps. Plus vous serez chrétiens, plus vous serez attaché à la croix, plus vous écouterez la voix du Pasteur et plus vous serez libres en profondeur.

Enfin, Le bon pasteur nous appelle à Le suivre comme brebis, c'est-à-dire à se laisser conduire, mais aussi comme pasteur, dans la charge de conduire. Comme prêtre, bien sûr, mais aussi comme parent, patron, professeur, catéchiste, chef d’équipe, aîné de fratrie, responsable de grandes ou de très petites choses. Le bon Pasteur a tant aimé les hommes qu’Il souhaite conduire les hommes par les hommes. Dieu se fait homme en Jésus et, ultimement, Il rencontre les hommes par l’intermédiaire d’autres hommes dans le grand mystère de l’Eglise.

Les prêtres vivent spécialement cette réalité de brebis devenue pasteur. D’être des instruments humains que Dieu a choisi pour transmettre, enseigner, bénir, guider. En ces temps sombres nous apprenons que certains prêtres sont des criminels et ont commis - souvent il y a plusieurs dizaine d’années – des actes insoutenables. Nous pouvons bien nous plaindre des attaques dirigées contre un évêque en particulier ou de l’inégalité du traitement médiatique, nous savons qu’il y a bien plus de cas dans d’autres institutions que dans l’Eglise et le premier lieu des crimes pédophiles est bien évidemment la famille. Mais il n’en reste pas moins que cette inégalité de traitement n’est que le revers négatif de l’admiration – consciente ou inconsciente – du monde contemporain pour les prêtres. Un crime, une trahison est beaucoup plus grave pour un prêtre. Et je suis bien d’accord. Il ne faut pas hausser des épaules en disant : « les prêtres sont comme les autres, la pédophilie est partout ». Non, il est parfaitement juste de se scandaliser tout spécialement pour un prêtre. Ce n’est pas un homme comme les autres. On lui fait davantage confiance, on lui livre souvent les secrets de l’âme, on le désigne aux enfants comme maître, à tous comme père, il est signe du Christ. Certes, nous voyons que tant de gens vivent dans l’impunité, tant de stars, de philosophes et d’hommes politiques qui sont connus et identifiés comme pédophilies sans êtres ennuyés. Mais l’Eglise du Christ ne peut pas et ne doit pas vivre dans l’impunité, doit payer ses crimes lourdement. L’Eglise, elle, sait bien qu’il faut passer par la croix, que le jugement divin ne détruit pas, mais sauve. Ce jugement tendre et terrible du Seigneur, ne sauve pas en acceptant le péché et surtout pas en le niant. Non, le jugement amoureux de Dieu sauve en arrachant au péché. C’est la tendre violence divine : trancher le lien, arracher à la mort, brûler au brasier de l’amour, monter sur la Croix. Nous ne sortirons pas indemnes du péché, nous sortirons sauvés du péché.

Merci aux prêtres

Pourtant, en ce dimanche du bon Pasteur, en ce dimanche spécial de prière pour les vocations, je vous redis mon bonheur d’être prêtre. Le trouble actuel de l’image du sacerdoce m’affecte profondément mais sans me faire vaciller. Il faut dire quelques mots de la quasi-totalité des prêtres qui travaillent dans l’ombre, qui font avancer le royaume, qui se livrent sans compter pour leurs ouailles. On ne parle pas souvent à France info du cortège des saints prêtres qui ont béni et continuent de bénir notre beau pays.

Pour ma part, je suis encore et toujours fier d’être, comme le disait le cardinal Ratzinger, « serviteur de votre joie », instrument de la présence de Dieu qui aime et sauve, ici et maintenant. Quel bonheur de prêter mes mains à Dieu pour vous bénir, de prêter mes paroles au Christ pour dire « ceci est moncorps » pour dire « je te pardonne tous tes péchés », de livrer mon être tout entier pour être modestement un signe de l’amour de Dieu pour vous. Je suis fan de mon métier, qui est bien davantage qu’un métier. C’est la plus belle vie que l’on puisse avoir. Je suis jeune, plus jeune et moins sage que beaucoup d’entre vous, je suis pourtant heureux d’être placé par le Seigneur comme votre pasteur, comme humble reflet du Christ Berger. Si j’avais cent vies, je referai cent fois ce choix. Si l’Eglise était plus entachée encore par les fautes de certains qu’elle n’est, je referai mille fois ce choix. Etre tout à la fois pasteur et brebis est le comble de la vocation, le sommet d’une vie humaine.

Ce bonheur de prêtre que je vis, je le souhaite à beaucoup d’entre vous qui êtes des jeunes hommes chrétiens et qui m’écoutez ce matin. Rien de plus beau que de donner sa vie pour ceux que l’on aime. Chers amis, si vous sentez cet appel, ne fermez pas votre cœur, il y a peut être une joie immense que le Christ vous prépare, un bonheur plein, durable, un sens ultime à votre vie, une manière spéciale et magnifique de ressembler, malgré le péché, la fatigue et les contradictions, à notre Seigneur Jésus.

Marie Mère des prêtres

Je vous demande à tous de prier pour les prêtres et de prier pour moi, que notre ministère soit fécond et répandre la tendresse et la sainteté divine dans ce monde. Je vous demande d’aimer les prêtres et surtout de désirer de nouveaux prêtres. Des jeunes gens se lèveront pour servir le Christ dans le sacerdoce parce que nous prions ardemment et parce que c’est la joie immense que nous souhaitons pour nos fils, pour nos frères et pour nos amis.

 

Père Etienne Masquelier

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18 avril 2016

Prière pour nos enfants

 

Prière pour nos enfants

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11 avril 2016

"Prendre soin de sa famille, de son mariage" dixit Pape François

Le baiser de Rodin

La recette du Pape François pour prendre soin de notre famille, et d'abord de notre mariage ... au quotidien !

Prendre soin les uns des autres, c'est aussi la première partie de la devise de notre synode diocésain, notre synode qui doit commencer en famille, dans nos familles, dans notre propre famille, dans notre mariage !

Tout est dit !

 

"Je veux vous dire une autre chose, sans doute la plus importante: je vous encourage à prendre soin de votre mariage et de vos enfants. Prendre soin, ne pas négliger : jouer avec les enfants, ses enfants. Le mariage est comme une plante. Ce n’est pas comme une armoire, que l’on place là, dans la chambre, et qu’il suffit de dépoussiérer de temps à autre. Une plante est vivante, elle doit être soignée chaque jour : il faut voir comment elle va, l’arroser, et ainsi de suite. Le mariage est une réalité vivante : la vie de couple ne doit jamais être prise pour une chose acquise, dans aucune des phases du parcours d’une famille. Rappelons-nous que le don le plus précieux pour les enfants ne sont pas les objets, mais l’amour des parents. Et je n’entends pas seulement l’amour des parents envers leurs enfants, mais précisément l’amour des parents entre eux, à savoir la relation conjugale. Cela vous fait tant de bien à vous, mais aussi à vos enfants ! Ne négligez pas la famille !

Jouer avec ses enfants

Ainsi, avant toute chose, cultiver la « plante » du mariage, que vous êtes vous, les époux, et dans le même temps soigner la relation avec vos enfants, là aussi, en misant davantage sur la relation humaine que sur les objets. Parler avec les enfants, les écouter, leur demander ce qu’ils pensent. Ce dialogue entre les parents et les enfants fait tant de bien ! Il fait grandir les enfants en maturité. Orientons-nous vers la miséricorde, dans les relations quotidiennes, entre mari et femme, entre parents et enfants, entre frères et sœurs;

Grands parents

et prenons soin des grands-parents: les grands-parents sont si importants au sein de la famille. Les grands- parents détiennent la mémoire, ils ont la sagesse. Ne pas laisser les grands-parents à l’écart ! Ils sont très importants. Une jeune femme me disait qu’elle a un enfant de 7 ans, et sa grand-mère de quatre-vingt-dix ans vit avec elle : cette dernière ne va pas très bien et on lui a conseillé de la placer dans une maison de retraite. Et cette femme sage, qui n’a pas étudié à l’université, a répondu à ceux qui lui conseillait de placer sa grand-mère en maison de retraite : « Non ! Je veux que mon fils grandisse à côté de sa grand-mère ! ». Elle savait le bien que les grands-parents font à leurs petits-enfants. Préserver la paix dans la famille : l’on se dispute dans la famille, nous le savons tous.

Mariage difficultés

Mais lorsque dans un mariage on ne se dispute pas, cela semble anormal. L’important est que l’on ne termine pas la journée sans faire la paix. Des frères qui ne se disputent pas ? Mais, toujours ! Mais il faut faire la paix. Et vous, parents, quand vos enfants se sont disputés, avant d’aller se coucher, dites-leur : « Faites la paix, donnez-vous la main, embrassez-vous ». Il faut apprendre cette sagesse de faire la paix. Avez-vous fait la guerre durant la journée ? Cette guerre est-elle encore chaude ? Ne la laissez pas devenir froide : car la « guerre froide » du jour d’après est plus dangereuse que la « guerre chaude ». Avez-vous compris ? Faire la paix le soir, toujours !

OMGd

Le jubilé doit être vécu aussi dans l’église domestique, pas uniquement dans les grands événements !

Au contraire, le Seigneur aime ceux qui pratiquent la miséricorde dans les circonstances ordinaires.

C’est cela que je veux vous souhaiter : de faire l’expérience de la joie de la miséricorde, en commençant par votre famille."

 

Pape François

Noël 2015

04 avril 2016

Prions Marie pour nos prêtres

Marie Mère des prêtres

Vierge Marie, je me remets entre tes mains.

Donne-moi d’aimer les prêtres comme tu les aimes.

Dieu seul connaît le fond des cœurs et conduit l’Eglise avec Sagesse.

Garde-moi de blesser Jésus en critiquant un prêtre.

Apprends-moi à t'écouter

et à être de plus en plus habité par ta tendresse et ta miséricorde

afin que, si tu le souhaites, tu puisses te servir de moi,

pour donner à d’autres le désir de prier pour les prêtres.

Donne-moi un cœur d'enfant pur, doux et humble,

vivant sous le souffle de l'Esprit et toujours prêt à s'émerveiller.

Que ma vie devienne prière ; purifie-la, présente-la à Jésus.

Que nos prêtres s’attachent toujours plus

à ton Coeur Immaculé, toi qui es leur Mère,

et qu'ils nous mènent tous à la Joie éternelle.

AMEN

Mgr Barbarin

 

Vous aimez les prêtres ? 

Vous avez envie que d’autres découvrent le trésor qu’est le sacerdoce ? 

Vous avez envie que l'on vous donne des idées concrètes pour les faire aimer?

Prier pour la sainteté des prêtres est important pour vous? 

Vous désirez mieux connaître ce que l’Eglise nous dit du sacerdoce? 

Ce site est pour vous, "Fraternité Marie Reine des prêtres"

que vous n’ayez qu’un tout petit peu de temps ou beaucoup !

Notre Dame du Sacerdoce

 

 

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02 avril 2016

Conférence sur L'islam et Jésus

L'Association Familiale Catholique de Saint Maur (AFC) 
vous invite à la conférence de Monsieur Mohamed Christophe Bilek, fondateur de l'association "Notre Dame de l'Accueil des musulmans convertis au christianisme", 
le mercredi 6 avril 2016 à 20h30 à la maison paroissiale de l'église Notre Dame du Rosaire , 
11 avenue Joffre à Saint Maur (salle du sous-sol). 
Le conférencier interviendra sur le thème "Peut-on parler de Jésus aux musulmans ?

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27 mars 2016

PÂQUES 2016

Voici le jour que fit le Seigneur, 

Jour d'allégresse et jour de joie ! Alleluia !

 

Résurrection par Rupnik

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21 mars 2016

SEMAINE SAINTE : Le mot de notre conseiller spirituel

Semaine Sainte

Frères et sœurs, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le dimanche des Rameaux est aussi celui de la Passion ?

On peut remarquer que dans les quatre évangiles l’épisode des rameaux –le triomphe de Jésus entrant à Jérusalem- inaugure le récit de sa Passion.

Tous les évangiles rappellent donc cette entrée de Jésus dans la ville sainte où il fut accueilli par la population –sans doute une foule relativement modeste- . Puis, ils enchaînent avec  le récit d’une semaine se concluant par trois jours saints : jeudi, vendredi et samedi culminant eux-mêmes avec l’annonce de la résurrection au matin du dimanche de Pâques.

Il me semble que la liturgie dans sa méditation bi millénaire veut nous faire toucher du doigt la versatilité d’une foule enthousiaste qui peu après se retourne avec autant d’énergie, mais cette fois-ci celle de la haine, contre celui qu’elle voulait faire roi malgré lui peu de temps auparavant.

Mais notre célébration veut surtout parler au plus intime de nos cœurs incertains à chacun et chacune d’entre nous comme au cœur de toute l’Eglise, celle d’aujourd’hui en l’occurrence :

  • Et toi qui acclames-tu ce matin avec tes rameaux à la main ?
  • Qui est Jésus et quelle place prend-il dans ta vie ?
  • Peut-il compter sur toi dès que tu auras franchi cette porte d’église tout à l’heure ? Car si tu es venu ici et as franchi cette porte comme au jour de ton baptême c’est bien pour t’abreuver à la source de la foi chrétienne, c’est bien pour toucher à la miséricorde dont le Christ, selon les mots du pape François, est le visage.

Je suis chrétien

Notre évêque, Mgr Michel Santier me demande plusieurs fois dans l’année d’aller le représenter et de célébrer en son nom la confirmation de jeunes dans différentes paroisses du diocèse. Je rencontre à cette occasion les jeunes et je leur demande toujours : « Est-ce que tu crois que le Seigneur peut compter véritablement sur toi dès lors que tu seras confirmé ? » Nous sommes tellement préoccupés de savoir si l’on peut –encore- se fier à Dieu dans une époque où l’on ne sait justement plus à qui se fier… Et si Le Seigneur voulait Lui pouvoir compter sur chacun de nous…

Le récit de la Passion du Christ joué devant les cathédrales au Moyen Age dans les fameux « mystères », mis en musique admirablement par de grands compositeurs, reste un texte sublime que nous ne saurions oublier : ne voyez-vous pas devant nous les principaux acteurs défiler ?

  • Que retenons-nous de ces versets ? La bassesse des accusateurs, le sauve qui peut des apôtres, le reniement de Pierre, la responsabilité des autorités juive et romaine, les figures inoubliables de Simon de Cyrène, des femmes de Jérusalem ou du bon larron ?
  • Et nous où sommes-nous dans ce cortège, dans ces dialogues, dans ces postures ?

J’aime à croire que nous avons franchi la porte de cette église pour venir nous immerger dans la bonté du Christ, dans son immense amour, dans sa miséricorde, c’est-à-dire que nous sommes venus nous reposer dans ses bras, nous laisser toucher par son regard bienveillant, nous abreuver à la source qu’est son cœur ouvert plein de compassion pour nous au point de la susciter en nous.

Et si durant cette semaine nous prenions trois décisions :

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  1. 1) Je participerai avec ferveur aux différents offices pour que cette Semaine Sainte ne soit pas une semaine comme les autres. Tant il est vrai que dans notre environnement actuel où notre foi chrétienne est souvent ringardisée, mésestimée, oubliée, il faut que les disciples de Jésus s’accrochent à Lui et Lui laissent de la place.
  2. 2) Je prierai d’une manière renouvelée : chaque jour, plusieurs fois par jour, seul, avec mes frères de cette paroisse que je ne connais pas toujours très bien : faisons l’expérience de la fraternité dans la prière ; C’est sûrement le meilleur levier pour être fraternels ensuite dans notre quotidien partout où nous nous trouvons.
  3. 3) J’apprendrai à refuser les attitudes qui crucifient : jugements à l’emporte-pièce, hypocrisie et manque de franchise, versatilité ; à l’inverse je me souviendrai des proches du Seigneur  mieux avec Simon de Cyrène, je L‘aiderai dans la personne de mes frères souffrants ou en difficulté car c’est cela porter la croix. Je consolerai et assisterai, comme les femmes de Jérusalem, ceux qui sont faibles ; je regarderai résolument vers Jésus mon maître et Seigneur qui sait que je vaux tellement plus que la somme de mes insuffisances et de mes péchés.

Frères et sœurs, soyons profondément heureux d’être par notre baptême enfants de Dieu : ce que Dieu nous a donné Il ne le reprendra jamais : son alliance, son amour. Avec les futurs baptisés de Pâques faisons l’expérience ensemble durant cette Semaine Sainte de la miséricorde du Seigneur. Nous en avons besoin pour traverser avec sérénité les épreuves de la vie et en faire une Pâque sans cesse renouvelée, notre chemin pascal.

Père Stéphane AULARD

Père Stéphane Aulard

 

14 mars 2016

Intentions de prière du Pape François : la Famille

Famille bénie

 

Intentions de prière du Pape François - Mars 2016

 

 

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