Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

29 juin 2015

LAUDATO SI : Prière pour notre terre

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Dieu Tout-Puissant 
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que
nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions
comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.


Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.

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Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir
la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.


Merci parce que Tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous T’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Amen

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22 juin 2015

LAUDATO SI : Prière chrétienne avec la création

Soeur nature

Nous Te louons, Père, avec toutes tes créatures, 
qui sont sorties de ta main puissante.
Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence
comme de ta tendresse.
Loué sois-Tu.

Fils de Dieu, Jésus,
toutes choses ont été créées par Toi.
Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie,
Tu as fait partie de cette terre,
et Tu as regardé ce monde avec des yeux humains.
Aujourd’hui Tu es vivant en chaque créature
avec ta gloire de ressuscité.
Loué sois-Tu.

Esprit-Saint, qui par ta lumière
orientes ce monde vers l’amour du Père
et accompagnes le gémissement de la création,
Tu vis aussi dans nos cœurs
pour nous inciter au bien.
Loué sois-Tu.

Comtempler le monde

Ô Dieu, Un et Trine,
communauté sublime d’amour infini,
apprends-nous à Te contempler
dans la beauté de l’univers,
où tout nous parle de Toi.
Éveille notre louange et notre gratitude
pour chaque être que Tu as créé.
Donne-nous la grâce
de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.
Dieu d’amour, montre-nous
notre place dans ce monde
comme instruments de ton affection
pour tous les êtres de cette terre,
parce qu’aucun n’est oublié de Toi.
Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent
pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence,
aiment le bien commun, promeuvent les faibles,
et prennent soin de ce monde que nous habitons.
Les pauvres et la terre implorent :
Seigneur, saisis-nous
par ta puissance et ta lumière
pour protéger toute vie,
pour préparer un avenir meilleur,
pour que vienne
ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté.
Loué sois-Tu.
Amen.

 

Nous remercions le site Pontifex en images qui a mis en si belles images l'encyclique Laudato Si.

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17 juin 2015

TRANSMISSION DANS LA FAMILLE;


Retenez cette date du mardi 23 juin à 20h30 pour une soirée-débat organisée par l'AFC de Saint Maur avec Jean-Marie Jean-Marie Elie Setbon sur la transmission en famille.


Entrée libre pour tous.

JeanMarie Setbon

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15 juin 2015

Quelle fin de vie voulons-nous ?

Image 2 fin de vie

Alors que les sénateurs s'apprêtent à débattre de la loi Clayes-Léonetti, nous vous proposons tout un dossier sur la fin de vie afin de mieux comprendre la situation.

D'abord, dans fin de vie, il y a vie !

Le projet de loi sur la fin de vie Claye-Léonetti a re-soulevé la question de l'euthanasie. Face aux pressions des lobbys pro-euthanasie comme l'ADMD (lien) et d'une partie de la majorité, le monde politique n'a pas eu la prudence d'en rester à la loi Léonetti, certes imparfaite mais qui avait le mérite d'instituer un droit aux soins palliatifs.
Soucieux de ne pas provoquer une nouvelle crise sociétale, il n'a pas voulu non plus brusquer l'opinion publique en imposant l'euthanasie ou le droit au suicide assisté. Habilement, la nouvelle loi ne mentionne pas le mot euthanasie, mais parle de « sédation profonde ».

On voudrait de façon imagée souffler sur la bougie pour qu'elle s'éteigne vite et non pas la laisser se consumer d'elle-même. Il y a tant à faire dans cette période où la mort s'approche pour apaiser, donner du temps, tant de beaux moments qui, s'ils sont bien accompagnés, ne seront pas une cicatrice pour l'entourage mais bien une belle leçon de vie. Il faut savoir arrêter le temps dans notre société un peu folle.

Seringue

Mgr d'Ornellas, qui préside le groupe de travail de la CEF sur la fin de vie, rappelle qu'il « serait erroné de penser résoudre le « mal mourir » par la seule création d'un nouveau « droit à la sédation profonde et continue jusqu'au décès ». Ce droit ne supprimera pas les causes de ce « mal mourir », mais générera [..] un « mal vivre » plus profond, ainsi que de nouvelles inquiétudes et angoisses chez nombre de nos concitoyens. ».
Que faut-il en penser ? Qu'avons-nous à dire comme chrétiens ?

L'ETAT DES LIEUX DE LA FIN DE VIE EN FRANCE

LA FIN DE VIE DANS NOTRE DIOCESE

LA PREMIERE LOI LEONETTI

LE PROJET DE LOI CLAEYS-LEONETTI

L'EUTHANASIE ET LE SUICIDE ASSISTE

LES SOINS PALLIATIFS

L'ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE OU OBSTINATION DERAISONNABLE

LES DIRECTIVES ANTICIPEES

LES SEDATIONS

DOULEURS ET SOUFFRANCES

LA DIGNITE

FIN DE VIE NE RIME PAS TOUJOURS AVEC GRAND AGE, LA MORT DES ENFANTS

LE SENS DE LA VIE, DE LA MORT

POUR ALLER PLUS LOIN

Sont les différents thèmes que nous avons approfondis sur le site du diocèse de Créteil et que nous vous suggérons d'aller y découvir.

L'EGLISE, EXPERTE EN HUMANITÉ, NOUS OFFRE UN TEXTE PROPHÉTIQUE VIEUX DE 50 ANS, DANS LA CONSTITUTION PASTORALE « GAUDIUM ET SPES » :

« C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint son sommet. L'homme n'est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps mais, plus encore, par la peur d'une destruction définitive. Et c'est par une inspiration juste de son cœur qu'il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu'elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété: car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d'une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur. [...]

mains qui se tiennent

Mais si toute imagination ici défaille, l'Eglise, instruite par la Révélation divine, affirme que Dieu a créé l'homme en vue d'une fin bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. De plus, la foi chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l'homme aurait été soustrait s'il n'avait pas péché, sera un jour vaincue, lorsque le salut, perdu par la faute de l'homme, lui sera rendu par son tout-puissant et miséricordieux Sauveur. Car Dieu a appelé et appelle l'homme à adhérer à Lui de tout son être, dans la communion éternelle d'une vie divine inaltérable. Cette victoire, le Christ l'a acquise en ressuscitant, libérant l'homme de la mort par sa propre mort. A partir des titres sérieux quelle offre à l'examen de tout homme, la foi est ainsi en mesure de répondre à son interrogation angoissée sur son propre avenir. Elle nous offre en même temps la possibilité d'une communion dans le Christ avec nos frères bien-aimés qui sont déjà morts, en nous donnant l'espérance qu'ils ont trouvé près de Dieu la véritable vie. »

QUELLE FIN DE VIE VOULONS-NOUS ?

UNE FIN DE VIE QUI NOUS PERMETTE D'AIMER ET D'ÊTRE AIMÉ JUSQU'AU BOUT.

 

confiance

 

 

14 juin 2015

FÊTE DES PAPAS

Pape François

Pour la fête des pères, nous vous offrons la deuxième partie de la  magnifique catéchèse du pape sur les papas le 4 février 2015

Cette catéchèse s'insère dans un cycle de catéchèses sur la famille commencé le 17 décembre 2014 et qui se continue encore tous les mercredis lors de l'audience générale du pape.

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je voudrais aborder la seconde partie de notre réflexion sur la figure du père dans la famille. La dernière fois, j’ai parlé du danger des pères « absents » ; aujourd’hui, je veux regarder plutôt l’aspect positif. Saint Joseph lui-même a été tenté de laisser Marie quand il a découvert qu’elle était enceinte ; mais l’ange du Seigneur est intervenu pour lui révéler le dessein de Dieu et sa mission de père putatif. Et Joseph, homme juste, « prit chez lui son épouse » (Mt 1,24) et il est devenu le père de la famille de Nazareth.

Toutes les familles ont besoin du père.

 

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Aujourd’hui, nous nous arrêtons sur la valeur de son rôle et je voudrais partir de quelques expressions qui se trouvent dans le Livre des Proverbes, des paroles qu’un père adresse à son fils, et il dit ceci : « Mon fils, si tu as le cœur sage, mon cœur à moi se réjouira, et j’exulterai de tout mon être quand tes lèvres parleront avec droiture. » (Pr 23, 15-16). On ne pourrait pas mieux exprimer la fierté et l’émotion d’un père qui reconnaît avoir transmis à son fils ce qui compte vraiment dans la vie, c’est-à-dire un cœur sage. Ce père ne dit pas : « Je suis fier de toi parce que tu es tout-à-fait égal à moi, parce que tu répètes ce que je dis et ce que je fais ». Non, il dit quelque chose de bien plus important que nous pourrions interpréter ainsi : « Je serai heureux chaque fois que je te verrai agir avec sagesse et je serai ému chaque fois que je t’entendrai parler avec droiture. C’est cela que j’ai voulu te laisser, pour que cela devienne quelque chose qui t’appartienne en propre : l’aptitude à sentir et à agir, à parler et à juger avec sagesse et droiture. Et pour que tu puisses être ainsi, je t’ai enseigné des choses que tu ne savais pas, j’ai corrigé des erreurs que tu ne voyais pas. Je t’ai fait ressentir mon affection profonde et à la fois discrète, que tu n’as peut-être pas reconnue pleinement quand tu étais jeune et incertain. Je t’ai donné un témoignage de rigueur et de fermeté que tu ne comprenais peut-être pas, quand tu aurais seulement voulu complicité et protection. J’ai dû moi-même, en premier, me mettre à l’épreuve de la sagesse du cœur et veiller sur les excès de sentiments et du ressentiment, pour porter le poids des inévitables incompréhensions et trouver les mots justes pour me faire comprendre. Maintenant, poursuit le père, quand je vois que tu cherches à être ainsi avec tes fils, et avec tous, je suis ému. Je suis heureux d’être ton père ». Voilà ce que dit un père sage, un père mûr.

Un père sait bien ce qu’il en coûte pour transmettre cet héritage : quelle proximité, quelle douceur et quelle fermeté. Mais, quelle consolation et quelle récompense il reçoit quand ses enfants font honneur à cet héritage ! C’est une joie qui compense toutes les fatigues, qui dépasse toutes les incompréhensions et guérit toutes les blessures.

Le père doit être vraiment présent

 

Papa et enfants

La première nécessité est donc précisément celle-ci : que le père soit présent dans la famille. Qu’il soit proche de sa femme pour tout partager, les joies et les peines, les fatigues et les espoirs. Et qu’il soit proche de ses enfants pendant leur croissance : quand ils jouent et quand ils s’engagent, quand ils sont insouciants et quand ils sont angoissés, quand ils s’expriment et quand ils sont taciturnes, quand ils osent et quand ils ont peur, quand ils font un faux pas et quand ils retrouvent leur chemin ; un père présent, toujours. Dire présent ne veut pas dire contrôleur ! Parce que les pères qui contrôlent trop détruisent leurs enfants, ils ne les laissent pas grandir.

L’Évangile nous parle de l’exemplarité de notre Père qui est aux cieux, le seul, dit Jésus, qui puisse être vraiment appelé « Père bon » (cf. Mt 10,18). Tout le monde connaît cette parabole extraordinaire dite du « fils prodigue » ou, mieux, du « père miséricordieux », qui se trouve dans l’Évangile de Luc au chapitre 15 (cf. Lc 15, 11-32). Quelle dignité et quelle tendresse dans l’attente de ce père qui se tient à la porte de sa maison, attendant que son fils revienne ! Les pères doivent être patients. Si souvent, il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre ; prier et attendre avec patience, douceur, magnanimité, miséricorde.

Un bon père sait attendre et sait pardonner, du fond du cœur.

 

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Bien sûr, il sait aussi corriger avec fermeté : ce n’est pas un père faible, complaisant, sentimental. Le père qui sait corriger sans humilier est le même que celui qui sait protéger sans se ménager. Une fois, dans une réunion de mariage, j’ai entendu un papa dire : « Moi, parfois, je dois frapper un peu mes enfants… mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier ». Comme c’est beau ! Il a le sens de la dignité. Il doit punir, il le fait de manière juste, et il va de l’avant.

Si donc il y a quelqu’un qui peut expliquer jusqu'au fond la prière du Notre Père, enseignée par Jésus, c’est justement celui qui vit en premier la paternité. Sans la grâce qui vient de notre Père qui est aux cieux, les pères perdent courage et abandonnent le terrain. Mais les enfants ont besoin de trouver un père qui les attend quand ils reviennent de leurs erreurs. Ils feront tout pour ne pas l’admettre, pour ne pas le faire voir, mais ils en ont besoin ; et le fait de ne pas le trouver creuse en eux des blessures difficiles à cicatriser.

L’Église, notre mère, s’engage à soutenir de toutes ses forces la présence bonne et généreuse des pères dans les familles parce qu’ils sont, pour les nouvelles générations, les gardiens et les médiateurs irremplaçables de la foi dans la bonté, de la foi dans la justice et dans la protection de Dieu, comme saint Joseph.

 

08 juin 2015

Eglise et GPA

GPA

A l'occasion du Tour de France pour la famille de La Manif Pour Tous, les AFC se sont associés avec LMPT pour organiser une soirée débat sur la GPA avec Ludovine de La Rochère et Jean-Pier Delaume-Myard auteur de "Homosexuel contre le mariage pour tous" 

C'est pour nous l'occasion de préciser la position de l'Eglise Catholique sur la Gestation Par Autrui, ou Gestation Pour Abandon...

Tout d'abord, une petite vidéo pour préciser ce qu'est la GPA : 

La GPA pour les nuls

Pour l’Eglise catholique, tout homme est l’image vivante de Dieu lui-même. Nous croyons que l’homme a été créé et voulu par Dieu et parce qu’il est image de Dieu, tout être humain est une personne dont la dignité est intangible. Cette dignité s’attache à « l’homme tout entier, esprit, âme et corps. »

Bien sûr, l'Église se sent concernée par la souffrance des femmes frappées par la stérilité mais elle s’oppose à la dépénalisation de la gestation pour autrui au nom du respect de la dignité humaine

L’intention légitime et excellente de donner la vie à un enfant ne confère pas de droit à l’enfant. La fin ne justifie pas les moyens et « l’enfant n’est pas un dû mais un don. »

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La technique des mères porteuses repose sur l’instrumentalisation du corps des femmes, transformé en outil de production, c’est incompatible avec la dignité humaine.« Comme la prostitution retire la sexualité à la vie intime pour la transformer en service disponible sur le marché, l’usage d’une femme comme gestatrice retire la maternité à la vie personnelle et privée pour la transformer en tâche et en service »

La pratique des mères porteuses contrevient au principe d’indisponibilité du corps humain, lui-même composante de la dignité de la personne humaine, elle est contraire aux droits de la femme. La GPA favorise l’exploitation des corps des femmes pauvres, qui se sacrifient au «  profit  » de couples riches, comme on le constate déjà là où la GPA est légale.

A-t-on en effet déjà vu des femmes riches prêter leur utérus à des femmes pauvres ?

La pratique des mères porteuses traite l’enfant comme une chose appropriable, elle est contraire aux droits de l’enfant auquel on impose deux voire trois mères.

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Il s’en suit une réification, chosification, de l’enfant, traité non comme un sujet de droit, mais comme un objet de créance ou comme une chose due en vue du contrat

La pratique des mères porteuses réduit à néant la relation délicate qui se noue entre la mère et l’enfant pendant la gestation

Sensée répondre à tout prix aux désirs des adultes, la pratique de la GPA blesse un enfant qui lui n’a pas de prix.

La pratique des mères porteuses n’est pas une modalité de l’adoption.

Le choix magnifique de la paternité et de la maternité adoptives n’est pas à l’origine de l’enfant. Il ne cause pas son existence. Il ne le fait pas fabriquer. Là se trouve toute la différence. Les parents adoptifs se situent dans une logique d’accueil d’un enfant déjà né

L’instruction de la congrégation pour la doctrine de la Foi, de 1987 Donum vitae précise :

« La GPA est en effet contraire à l’unité du mariage et à la dignité de la procréation de la personne humaine.

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La maternité de substitution représente un manquement objectif aux obligations de l’amour maternel, de la fidélité conjugale et de la maternité responsable ; elle offense la dignité de l’enfant et son droit à être conçu, porté, mis au monde et éduqué par ses propres parents ; elle instaure, au détriment des familles, une division entre les éléments physiques, psychiques et moraux qui les constituent. »

D’ailleurs, la conférence internationale sur les femmes et le développement, organisée par le Conseil Pontifical Justice et Paix en ce moment à Rome veut demander que « la défense de la vie de ‘sa conception à la mort naturelle’ (…) ou encore la lutte contre la gestation pour autrui » soient inscrite à l’ordre du jour du sommet de l’ONU en septembre 2015.

 

Vous voyez donc que les AFC et LMPT peuvent se retrouver sur ce combat.

Vous êtes donc invités à signer et faire signer la pétition "No Maternity Traffic" pour vous opposer à cet esclavage moderne.

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06 juin 2015

Vincent Lambert condamné à mort ?

Vincent Lambert

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) vient de rendre son avis à propos de Vincent Lambert. Elle juge licite l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert et ouvre ainsi la possibilité à la France d'en décider de cela, au nom de la Loi Léonetti sur la fin de vie.

Mais Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Il est polyhandicapé, en état pauci-relationnel. Comme 1700 autres personnes en France. C’est une personne. Vivante. Comme d’autres personnes lourdement handicapées, il a besoin qu’on l’alimente. Sa capacité de relation est minimale, pour ce qu’on peut observer. Mais cela ne remet pas en cause son humanité, ni l’amour qui lui est porté.

pauci-relationnel

Arrêter l’alimentation et l’hydratation, ce n’est donc pas le « laisser mourir » mais bien le « faire mourir ». C’est décider que ces soins vitaux – qui ne sont pas des traitements – ne sont plus un dû pour toute personne polyhandicapée. C’est bien ne plus reconnaître à ces personnes un droit à la vie.

Bien loin de juger les familles concernées, nous ne pouvons que les confier, avec Vincent, à la tendresse de Dieu, et renouveler nos encouragements à tous ceux – élus et soignants en particulier – qui tentent de promouvoir et de défendre ce droit inconditionnel à la vie, aujourd’hui encore une fois profondément blessé.

Kyrie Eleison

Vincent Lambert serait donc condamné à mourir de faim et de soif.

La culture de mort avance toujours plus.

Continuons plus que jamais d'annoncer le Christ, Seigneur de la Vie !

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

 

 

Prions pour Vincent Lambert et les 1700 personnes en situation de handicap lourd qui sont menacés par les interprétations futures de l’avis rendu ce 5 juin par la CEDH. Ils ne sont pas en fin de vie. Et pourtant, ne risquent ils pas de voir leur alimentation en eau et en nourriture supprimé ?  N’est-ce pas une euthanasie déguisée des plus faibles ?

Pour que notre société soit toujours prête à accueillir les plus vulnérables : prions, formons-nous et engageons-nous dans la Cité !

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« Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l’on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse.

Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l’Evangile de la vie.

Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveau, la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence et le courage d’en témoigner avec une ténacité active, afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de la vérité et de l’amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie. Ainsi soit-il. »

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

 

 

31 mai 2015

FÊTE DES MAMANS

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Pour la fête des mères, nous vous offrons la magnifique catéchèse du pape sur les mamans le 7 janvier 2015

Cette catéchèse s'insère dans un cycle de catéchèses sur la famille commencé le 17 décembre 2014 et qui se continue encore tous les mercredis lors de l'audience générale du pape.

 

"Dans la famille, il y a la mère.

Chaque personne humaine doit la vie à une mère, et presque toujours, elle lui doit une grande partie de son existence successive, de sa formation humaine et spirituelle. Mais la mère, bien qu’étant très exaltée du point de vue symbolique — beaucoup de poésies, beaucoup de belles choses qui nous parlent de façon poétique de la mère — est peu écoutée et peu aidée dans la vie quotidienne, peu considérée dans son rôle central dans la société. Souvent, on profite même de la disponibilité des mères à se sacrifier pour les enfants pour « économiser » sur les dépenses sociales.

Il arrive également que dans la communauté chrétienne, la mère ne soit pas toujours considérée, qu’elle soit peu écoutée.

 

LA VIE DES MERES :

 

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Pourtant, au centre de la vie de l’Église, il y a la Mère de Jésus. Peut-être les mères, prêtes à tant se sacrifier pour leurs enfants, et souvent également pour ceux des autres, devraient-elles recevoir davantage d’écoute. Il faudrait comprendre davantage leur lutte quotidienne pour être efficaces au travail et attentives et affectueuses en famille ; il faudrait mieux comprendre à quoi elles aspirent pour exprimer les fruits les meilleurs et les plus authentiques de leur émancipation. Une mère avec des enfants a toujours des problèmes, toujours du travail.

 

MA MERE :

Je me souviens, à la maison, nous étions cinq enfants et tandis que l’un d’entre nous faisait une bêtise, l’autre pensait déjà à en faire une autre, et notre pauvre mère courait de l’un à l’autre, mais elle était heureuse. Elle nous a beaucoup donné.

Les mères sont l’antidote le plus fort à la diffusion de l’individualisme égoïste. « Individu » signifie « qui ne peut pas se partager ». Les mères, en revanche, se « partagent », à partir du moment où elles portent un enfant pour le mettre au monde et l’élever.

 

LE MARTYRE DES MERES :

Ce sont elles, les mères, qui détestent le plus la guerre qui tue leurs enfants. Si souvent j’ai pensé à ces mamans lorsqu’elles ont reçu la lettre : « Je vous informe que votre fils est mort en défendant sa patrie... ». Pauvres femmes ! Comme une mère souffre ! Ce sont elles qui témoignent

Héros du quotidien

de la beauté de la vie. L’archevêque Oscar Arnulfo Romero disait que les mères vivent un « martyre maternel ». Dans l’homélie pour les funérailles d’un prêtre assassiné par les escadrons de la mort, il dit, faisant écho au Concile Vatican II : « Nous devons tous être disposés à mourir pour notre foi, même si le Seigneur ne nous accorde pas cet honneur... Donner la vie ne signifie pas seulement être tués ; donner la vie, avoir un esprit de martyre, cela signifie donner dans le devoir, dans le silence, dans la prière, dans l’accomplissement honnête du devoir, dans ce silence de la vie quotidienne, donner sa vie peu à peu ? Oui, comme la donne une mère qui, sans crainte, avec la simplicité du martyre maternel, conçoit en son sein un fils, lui donne le jour, l’allaite, l’élève, et s’occupe de lui avec affection. C’est donner la vie. C’est le martyre ». Voilà pour la citation.

 

ETRE MERE, UN CHOIX DE VIE :

Oui, être mère ne signifie pas seulement mettre au monde un fils, c’est également un choix de vie. Que choisit une mère, quel est le choix de vie d’une mère ? Le choix de vie d’une mère est le choix de donner la vie. Et cela est grand, cela est beau.

 

LA FOI DES MERES :

 

Mère fille

Une société sans mères serait une société inhumaine, parce que les mères savent témoigner toujours, même dans les pires moments, de la tendresse, du dévouement, de la force morale. Les mères transmettent souvent également le sens le plus profond de la pratique religieuse : dans les premières prières, dans les premiers gestes de dévotion qu’un enfant apprend, est inscrite la valeur de la foi dans la vie d’un être humain. C’est un message que les mères croyantes savent transmettre sans beaucoup d’explications : celles-ci arriveront après, mais la semence de la foi réside dans ces premiers, très précieux instants. Sans les mères, non seulement il n’y aurait pas de nouveaux fidèles, mais la foi perdrait une bonne partie de sa chaleur simple et profonde. Et l’Église est mère, avec tout cela, c’est notre mère ! Nous ne sommes pas orphelins, nous avons une mère ! La Vierge, la mère Église, est notre maman. Nous ne sommes pas orphelins, nous sommes fils de l’Église, nous sommes fils de la Vierge, et nous sommes fils de nos mères.

Très chères mamans,

merci,

merci pour ce que vous êtes dans la famille

et pour ce que vous donnez à l’Église et au monde.

Et à toi, bien-aimée Église,

merci,

merci d’être mère.

Et à toi, Marie,

Mère de Dieu,

merci

de nous faire voir Jésus."

 

Marie mère des hommes

 

 

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