Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

Au nom de quoi faut-il transmettre ?

Conference Bellamy AFC imprimeur

 A l'occasion de notre journée départementale nos Associations Familiales Catholiques du Val de Marne ont invité François-Xavier Bellamy pour réfléchir à "Transmission ou inculture ?" : Au nom de quoi faut-il transmettre ?

François-Xavier Bellamy est philosophe, enseignant, maire-adjoint de Versailles et écrivain. Il vient d'écrire "Les déshérités ou l'urgence de transmettre"
Cette conférence est une suite logique de notre conférence du Père Rougé le 19 janvier sur la nécessité de l'engagement des catholiques en politique ; pour nous engager, il nous faut être formés et c'est la transmission qui permet cette formation.

Conférence le samedi 11 avril 2015 à 20h30 à la crypte de Notre Dame de Vincennes,

28, rue Raymond du Temple

Métro Château de Vincennes, ligne 1 et RER A Vincennes


Messe à 18h à l'église ND de Vincennes avec notre conseiller spirituel le Père Aulard

suivie du verre de l'amitié

puis repas tiré du sac pour tous

et conférence à 20h30

Entrée libre AFC ou non


Renseignements :

Fédération des Associations Familiales Catholiques
du Val de Marne AFC 94
afc94.canalblog.com
AFC Vincennes Saint Mandé
01 42 87 81 75 (rep)

 


17 mars 2015

Journée du pardon : Homélie de Mgr Santier

La femme adultère

Cet Evangile (La femme adultère) nous invite à regarder Jésus à contempler son attitude envers la femme et envers chacun de nous.

Le Pape François dit lui-même :

« Je suis un homme pécheur sur lequel Jésus a posé son regard. »

Jésus est en train d’enseigner dans le Temple, soudain c’est l’agitation : un groupe d’hommes fait irruption là où se tient Jésus.

« Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. Or dans la loi, Moïse a demandé de lapider ces femmes-là ».

Ils agissent non pas par souci de la loi, mais pour mettre Jésus à l’épreuve : Soit Il dit que cette femme doit être pardonnée, Il s’oppose à la loi de Moïse, Soit Il dit que la loi doit être appliquée alors son message d’amour et de miséricorde s’effondre.

Alors Jésus se tait, Il écrit sur le sable, mais les pharisiens l’obligent à se prononcer : « Toi, que dis-tu ? »

Jésus se redresse :

Lapidation

« Que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. »

Et Il se baisse à nouveau et écrit à nouveau sur le sol avec son doigt.

Les hommes commencent à s’en aller un à un, à commencer par les plus vieux, car la tradition voulait que ce soit les plus vieux qui jettent la première pierre.

Ces hommes veulent que Jésus juge la femme, et Il ne le peut pas. Son identité même, c’est de refléter la bonté, l’amour, la tendresse du Père envers le pécheur comme Il l’a décrite dans la parabole de l’enfant prodigue.

Il est venu non pas pour condamner les personnes, mais en allant vers elles pour les relever, leur révéler leur être profond, leur dignité.

Il est venu vers nous pour nous sauver, nous libérer de tous nos refus d’amour, de notre péché, pour nous apprendre à aimer.

Nous touchons là le cœur de l’Evangile, le cœur du message et de la personne même de Jésus.

A travers Jésus, Dieu ne nous dis pas : « Si tu changes, Je t’aimerai »

Alors nous découvrons que Dieu nous aime et, ayant accueilli cet amour, notre vie est transformée.

Le Pape François se confessant

Dans le sacrement du pardon, cet amour nous est donné, offert, et si nous l’accueillons nous sortons de nos peurs vis-à-vis des autres, de nos jugements sur nous-même et sur les autres, pour commencer et recommencer à aimer en vérité, à aimer toujours plus.

Quand les hommes sont tous partis, Jésus se retrouve seul avec la femme, Il se redresse et lui dit :

« Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamné ».

« Personne », dit-elle

Alors Jésus dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, désormais ne pêche plus ».

Jésus commence à poser à la femme une question toute simple pour entrer en relation avec elle et l’inviter à entrer en communication avec lui. Puis Il lui dit « Je ne te condamne pas non plus ». Cela veut-il dire que l’adultère n’est pas un péché ? Non, car l’adultère se blesse lui-même profondément et blesse la personne avec laquelle il vit une communauté d’alliance, il brise la parole de fidélité. Jésus ne veut pas que cette femme s’enferme dans sa culpabilité, comme chacun de nous. Seul l’amour peut jeter une lumière sur ce qu’elle a fait, quelque chose de mal, et en même temps lui révéler qu’elle est pardonnée, libérée de sa culpabilité pour pouvoir aimer à nouveau en vérité son mari, ses enfants, ses voisins. Transfigurée, elle peut se relever, se remettre debout, être elle-même, car elle a découvert en Jésus que Dieu l’aime.

Il peut l’envoyer en mission : « va », elle va pouvoir communiquer aux autres cette foi d’être aimée, pardonnée.

Le péché est un acte, celui de désobéir au commandement d’amour que Dieu nous a donné, nos refus d’amour.

Dans l’Evangile de Jean, c’est le refus de la personne de Jésus, le refus de Lui faire confiance, le refus de croire à l’amour.Liberte

 

Le péché est le mur que nous construisons en nous-mêmes qui nous empêche de nous ouvrir à Jésus, aux autres, à notre personne profonde.

Le péché nous conduit à vivre l’indifférence vis-à-vis de ceux qui souffrent, qui sont dans le besoin, dans la pauvreté, cette mondialisation de l’indifférence dont parle le Pape François.

La femme surprise en adultère représente dans la Bible tout le peuple de Dieu, qui s’est détourné de l’alliance au vrai Dieu, pour se tourner vers des idoles : l’argent, le pouvoir. Dans la Bible, l’adultère symbolise le péché. La femme, dans cet évangile, représente chacun de nous, quand nous nous détournons de Dieu, nous refusons son don de vie et d’amour, quand nous blessons les autres ou quand nous nous blessons nous-mêmes.

Aujourd’hui, à travers sa Parole, le sacrement du pardon, nous vivons une vraie rencontre avec Jésus, avec son amour, Jésus qui nous pardonne et qui dit à chacun :

« Moi non plus, je ne te condamne pas, va, désormais ne pêche plus. »

Et nous pouvons dire : « Je suis un pécheur sur lequel Jésus a posé son regard. »

marguerites

1) Rendre grâce pour ce que le Seigneur fait dans votre vie, confesser l’amour de Dieu

2) Confesser votre péché, ce qui vous empêche d’être libre, ce qui vous culpabilise, ce qui vous pèse, pour que la Miséricorde du Seigneur vous rejoigne au cœur de votre vie

3) Reconnaître que vous êtes pécheurs, que nous sommes pécheurs, c’est-à-dire que vous avez besoin de l’amour du Seigneur pour vous relever et repartir dans la confiance

 

+ Mgr Michel SANTIER Evêque de Créteil

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11 mars 2015

Fais de ma famille, Seigneur,

Joachim, Anne et Marie

Fais de ma famille

Une famille sainte, Seigneur.

Une famille où chacun ait sa vraie place,

Où les grands ont du temps pour écouter les plus petits,

Du temps pour jouer avec eux,

Du temps pour les élever... le plus haut possible.

Une famille où l'amour donné

N'est jamais repris,

Où le pardon guérit sans se lasser

Les blessures quotidiennes ;

Une famille où les parents

Savent perdre du temps à se parler.

Santon famille

Fais de ma famille

Une famille où tu aies ta vraie place, Seigneur :

La première.

 

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03 mars 2015

ÉQUIPE SYNODALE VIA INTERNET : Etape N° 2

 

Equipe sur internet

Que vous ayez déjà participé à cette équipe ou non, vous êtes tous les bienvenus.

Que vous soyez à l'aise dans l’Église ou qu'elle vous déçoive, que vous soyez un membre actif de l’Église ou que vous la refusiez,…

Que vous ayez la foi, que vous soyez en recherche ou que vous refusiez Dieu…

Nous serions heureux si vous acceptiez de prendre quelques instants de votre temps pour lire ce message et y répondre.

 

Deuxième étape : L'Eglise du service et du partage

Si nous essayons de partager sur internet pour le synode de l’Église de Créteil, c'est que l’Église compte pour nous. Nous en connaissons les faiblesses, parfois elle nous blesse ou nous choque, mais nous l'aimons comme notre mère, car elle nous a éveillé au sens de la vraie vie.

Nous pensons alors aux paroles du Pape François dans son encyclique « La joie de l'Evangile »

 

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« Être Église c’est être Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, ainsi qu’une nouvelle vigueur dans la marche. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. » § 114

 

  

D'ACCORD, PAS D'ACCORD AVEC CES PAROLES ?

 

Lavement des pieds par Arcabas

Maintenant, lisons et partageons sur la Parole de Dieu :

« Quand Il leur eut lavé les pieds, Il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ?

Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis.

Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. » (Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean, 13, 12-17)

Ce bonheur proposé par Jésus, qu'en pensez-vous ?

 

 

D'ACCORD, PAS D'ACCORD ?

 

facebook

Réflexion des équipiers sur internet

Laurinda : l'Eglise est un endroit où on est bien accueillis, où on aime être et se retrouver. on y sent l'Amour du Christ. et c'est cet amour qui nous fait vivre et que nous devons partager.

 Laurinda : Jésus nous fait comprendre que bien qu'Il soit le Christ, Il est notre serviteur et que de notre côté, nous devons aussi "savoir nous rabaisser" : être à l'écoute des autres, les aider. Nous sommes tous égaux devant Dieu et devons l'être les uns envers les autres.

 Chantal : Je pense sincèrement que dans notre monde si chaotique, si dur, si angoissant pour certains, l'Eglise est le lieu où peut se vivre la miséricorde gratuite, comme le dit le Pape François. C'est peut être pour cette raison qu'elle est autant attaquée aujourd'hui et que, plus que jamais, les chrétiens sont massacrés en haine du Christ, en particulier en Orient. Comme notre frère et notre maître le Christ.

 CDL : "Accepter de laver les pieds des autres, s'humilier devant eux, c'est dur, mais être assez humble pour accepter de se laisser laver les pieds est aussi très dur. Nous n'aimons pas avoir besoin des autres."

Rita SB : "Dieu est L'amour et il nous aime. L'amour qui est en nous et que nous partageons ..."

Jennifer H :" Donner l 'amour qu on a reçu"

Iris P : "Une autre béatitude : le service "heureux êtes-vous, si vous le faites".

 

Vous aussi vous pouvez faire vos commentaires sur ces textes, soit directement sur notre page Facebook, soit dans les commentaires de cet article.

 

Continuons notre partage pour cette deuxième étape. : L’ÉGLISE DU SERVICE ET DU PARTAGE
Nous avons essayé de réfléchir sur l'Evangile du lavement des pieds selon Saint Jean.
Prenons maintenant le temps de lire le texte de la multiplication des pains que nous rapporte Saint Luc

 

5 pains et 2 poissons bis

« Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »

Mais Il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »

Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »

Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.

Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, Il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers. »

 

Comment ce texte nous fait-il mieux découvrir l'Eglise comme la communauté qui prend soin de nous et où l'on apprend à prendre soin les uns des autres ?
Comment comprenons-nous cette phrase du pape François ?


"L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. »

 

 Réflexions des équipiers :

 

CDL : Cet évangile me rappelle que tous les jours l'Eglise nous offre le Pain de Vie et le Pain de la Parole. Tous les jours nous pouvons recevoir

Concélébration à Masada en Terre Sainte

le Christ à la messe. Tous les jours, nous pouvons ouvrir notre Bible et nous nourrir de sa Parole. Mais sommes-nous conscients de cette richesse ? En profitons-nous vraiment ? Et que faisons-nous pour la faire connaître aux autres qui l'ignorent ? Nous ne ferons jamais assez pour rendre ce que nous avons reçu et continuons de recevoir.

Anne : Au coeur de ce texte, il y a la notion de servir. On devient grand quand on a la simplicité de se mettre gratuitement à disposition de l'autre

Grand à comprendre plutôt comme "saint" ..... devenir saint, vocation de tout baptisé...

 

Anne : Je suis entièrement d'accord avec le Pape François. mais c'est tellement difficile d'accueillir les autres et de s'ouvrir à tout le monde !

Chantal : C'est bien la preuve que nous sommes loin d'être des saints et qu'il y a encore du boulot ! C'est sûr qu'on est plus à l'aise avec ceux qui nous ressemblent et que nous connaissons déjà ! C'est plus rassurant que les périphéries !

Anne : Oui et dès fois on veut bien accueillir et on est maladroit !

Inès : Ce n'est pas un hasard s'ils ont mis ces deux textes dans la même étape. Le Pain partagé (eucharistie) et le service (une autre "béatitude" rappelez-vous, "heureux sont ceux qui servent") sont les deux temps forts de ces deux textes.

Anne : Oui ! La grâce reçue dans le service !

Laurinda : Pour moi, ce texte veut dire aussi qu'il faut croire au Christ. qu'il est capable de tout pour nous.

il n'y a pas un endroit ou l'on se sente mieux que l'Eglise. On s'y rassemble, le Christ y est parmi nous. on y écoute l'Evangile, on y prie, on y communie, on y chante, on y retrouve des gens qu'on connait ou des "nouveaux"

 

 

 

 

02 mars 2015

LA GUERRE COMPLIQUEE par Mgr Ravel

 

Après l’émotion, l’analyse. 

Après la tempête des cris, le roc de la pensée.

Que dire tandis que l’interprétation des attentats déblaie le paroxysme de l’émotion ?

Nous, chrétiens, que penser et que faire alors que s’apaise la vague de la stupeur et de la douleur partagées ?

Allons-nous faire la guerre ?  Ce beau texte de Mgr Ravel, évêque aux armées françaises, peut nous aider à faire le point et à nous poser les bonnes questions.

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Après l’émotion, l’analyse. Après la tempête des cris, le roc de la pensée. Que dire tandis que l’interprétation des attentats déblaie le paroxysme de l’émotion ? Nous, chrétiens, que penser et que faire alors que s’apaise la vague de la stupeur et de la douleur partagées ? Allons-nous faire la guerre ?Après l’émotion, l’analyse. Après la tempête des cris, le roc de la pensée. Que dire tandis que l’interprétation des attentats déblaie le paroxysme de l’émotion ? Nous, chrétiens, que penser et que faire alors que s’apaise la vague de la stupeur et de la douleur partagées ? Allons-nous faire la guerre ?La guerre. Son nom est aujourd’hui prononcé. Mettre un mot sur la réalité est gagnant. Mais de quelle guerre s’agit-il ? Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l’islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d’être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l’idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes. Voilà que, dans la guerre naissante, la peur nous saisit d’être pris à revers… Le chrétien se sent jeté précipitamment dans la zone de no man’s land où s’échangent les tirs d’obus. Il rampe au milieu des mines et autres barbelés, entre deux tranchées adverses d’où pleut la mort. Sa place au cœur de la bataille se résume alors à aller chercher les blessés pesant sur la boue tandis que deux idéologies terribles, deux pensées de mort, deux camps inhumains s’affrontent au-dessus de sa tête. Il sait

Jesus-Agneau-de-Dieu de Rupnik

qu’il en sera la première victime, dans la foulée de son Maître, l’Agneau de Dieu qui l’envoie comme une brebis au milieu des loups. Pris pour un ennemi par les deux côtés, il recevra la mort de l’innocent, brancardier du monde, titubant entre les corps, pour la dignité du mort et le salut du blessé. Voilà que, avec inquiétude, nous découvrons que notre guerre n’est pas simple ; qu’il nous faut choisir notre camp ; que nous nous armons contre le mal manifeste sans prendre position pour le mal sournois. Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies. D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu.

D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année

Saint Innocent200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ? L’histoire n’est pas neuve. Il s’agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l’histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent. Bien avant, les prophètes eurent la même attitude : tout en se rangeant du côté du peuple d’Israël, ils en dénonçaient les perversions. L’invasion des babyloniens n’empêche pas Jérémie de protester contre les idolâtries du peuple dont il partage la destinée. Né vers 650 avant J.C., Jérémie va connaître la période tragique de la ruine par morceaux du Royaume de Juda alors concentré autour de Jérusalem. En 587, Jérusalem est prise par les babyloniens, le Temple est incendié, la population déportée. Passionné par Juda, passionné par Dieu et pour son peuple, Jérémie fulmine aussi bien contre Juda que contre les nations païennes. La première partie du livre contient des menaces contre Juda et Israël (1, 1 à 25, 13), la deuxième partie contre les nations, les peuples adverses (25, 13 à 25, 38 et 46 à 51). Les autres passages sont essentiellement biographiques, Jérémie y révèle ses souffrances. Il fait corps avec son peuple : il souffre de tous ses membres de son infidélité mais il en reste solidaire jusqu’au bout. A ce qu’il me semble, à ce point de mes réflexions, j’ose affirmer qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme ne signifie pas refuser de servir son pays. S’éloigner des combats jugés fugaces pour l’éternel Royaume. Refuser la loi des corps et des esprits qui naissent et grandissent dans la lutte. Mais je crois pouvoir dire qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme signifie : Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l’une révèle l’autre). N’en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux. Et pour cela, il y a une discipline à pratiquer : Se méfier des idées, de toutes les idées surtout enveloppées de croyances, voire de christianisme. Les idées tuent, elles sont les idoles modernes auxquels on sacrifie l’homme libre. Aller vers l’homme concret, individuel, de chair et d’os : tant d’idéologies humanistes organisent les génocides au nom de leurs principes. Que de morts au nom de la vie, que d’emprisonnements au nom de la liberté ! Ce chemin de l’homme concret conduit à Dieu.

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Le chrétien n’est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d’institution divine, la FAMILLE et la NATION. Où en sont-elles ? De cette discipline découlent trois missions concrètes, c’est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre : Il va à l’homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs… tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l’autre. Il défend la

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FAMILLE. Car c’est la première communauté d’hommes et de femmes concrète qu’il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s’écrie : « Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. » Il prend part à la dynamique de son pays. Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l’anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français. La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne ainsi dans l’HOMME, la FAMILLE, la NATION. A nous de nous intégrer à fond dans l’HOMME, la FAMILLE et la FRANCE. Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. . NOUS VOULONS NOUS OPPOSER AU TERRORISME ISLAMIQUE SANS DONNER RAISON AU TERRORISME CONTRE DIEU. Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.

Coptes assassinés

Par exemple, à force de laïcité (agressive) n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple. Comment aussi demander aujourd’hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s’intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L’intégration en France ne doit pas présupposer l’assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l’intégration à la France mais pas à la caricature de la France. L’intégration, par ailleurs, fait peur à certains au motif que chacun doit rester avec sa culture, sa religion etc. On pourrait en rire en d’autres circonstances : en république laïque, l’intégration n’impose aucune religion ou changement de religion ! Et donc pourquoi revenir sans cesse sur cette conjugaison religion-intégration ? Intégration signifie faire corps ensemble, comme la main, le foie, le cœur ne s’intègrent au corps qu’en réunissant leur force pour la vie de la personne totale. Quand un soldat français musulman combat et meurt pour la France, lui a-t-on demandé de renoncer auparavant à sa culture et à sa religion ? La position, je parle là en militaire, sera inconfortable. Mais avec la Grâce, elle ne sera pas intenable. Seul notre courage validera notre lucidité aux yeux des autres. Seule notre lucidité validera notre courage aux yeux de Dieu.

 

Je suis Xtien

 

+ Luc RAVEL

Evêque aux armées

 

 

23 février 2015

CARÊME 2015

cendres

En cette journée de joie où l’Église travaille au bonheur de tous en suppliant chacun de laisser la poussière de la terre marquer son front, nous prions pour la France, altière et sûre d’elle-même, mais oui ! Fière de son histoire, de sa culture, de sa langue, de son savoir-vivre, de sa verve, il faudrait dire de son esprit, et bien sûr de sa cuisine.

Cependant, par je ne sais quelle culpabilité liée à la puissance de son être, de temps en temps et par à-coups, elle se prend à vouloir renverser sa grandeur, jurant ses grands dieux auxquels elle ne croit plus qu’elle est prête à bazarder sa bonne soupe aux orties pour boire d’un trait le potage clair et insipide servi par un mondialisme sans avenir. C’est ainsi. N’en soyons pas étonnés.

« Il y a de tout, disait Montherlant, en certaines âmes, et parfois au même moment. » Et l’âme de la France n’échappe pas à cette loi. Aussi, sans doute est-il plus juste et plus efficace de prier aujourd’hui non pour notre pays dont on ne sait plus ce qu’il est et sous quel vent il fait la girouette, mais pour ses habitants qui, fort heureusement – j’en suis convaincu -, vénèrent, malgré les apparences, l’usage de leur liberté en la faisant parfois crisser sous une pointe d’insolence venue de ses gènes. Pourvu que nous ne perdions jamais le Nord de notre beauté et que, demain, nous refusions catégoriquement de nous mettre en rang ! Je prie à ces deux intentions et vous les envoie en plein coeur.

À vous, frères français qui habitez l’hexagone ou qui arpentez d’autres terres, à vous qui placez la liberté au-dessus de toutes les valeurs – on ne se refait pas – écoutez encore ou pour la première fois la voix du Christ qui seule met entre les mains de l’Homme les rênes de la vie ! Depuis deux mille ans, sans user de menaces ni agiter le hochet des récompenses, la voix christique supplie le coeur humain de se réfugier dans le camp de l’Évangile où les idées les plus heureuses parce que les plus altruistes mènent la danse du bonheur ! Mais bon sang ! Quand allons-nous les approuver et les danser jusqu’à l’éreintement ?

Les temps sont durs, qu’on se le dise ! Durs, autant dire, peu aimants.

Coptes assassinés

Lors des derniers événements qui ont troué des poitrines humaines – pourquoi se cacher la vérité puisqu’elle rend libre ? – il y eut parmi les va-t-en-guerre et les fervents de l’Enfer, des catholiques pas assez chrétiens qui se réjouirent de la mort de leurs frères jugés obscènes, et ils l’étaient en effet, mais pas uniquement, du moins si nous considérons que certains de nos actes ne disent pas tout ce que nous sommes, et d’autres qui souhaitèrent tout bonnement, la langue fourchue et les cornes en avant, que tous les musulmans dégagent de notre pays ou soient passés au fil de l’épée.

Ah ! Il est grand temps que le Carême arrive ! Qu’à cela ne tienne, dit le Ciel impatient ! Le voici maintenant qui surgit en ce premier jour à portée de volonté pour prendre notre haine et la jeter dans la marmite du diable, cette fournaise de bêtise et de méchanceté d’où elle est sortie. En vérité, en vérité, je vous le dis : pendant ces quarante jours qui nous séparent de Pâques, il sera inutile que nous multipliions les prières et les eucharisties, il sera inutile que nous jeûnions des meilleurs desserts, il sera inutile que nous dressions des chèques aux oeuvres sociales, il sera inutile que nous formions de pieuses résolutions, si notre coeur – allons-y, notre coeur français – ne se décide pas à déverser dès aujourd’hui un torrent d’indulgence et de miséricorde sur tout homme, fût-il monstrueux dans ses pensées et son agir, jusqu’à désirer ardemment son salut éternel ! Ça, c’est du christianisme à l’état pur ! Et c’est cette pureté vécue pleinement par Notre Seigneur Jésus-Christ que Dieu attend de vous et de moi. Certains crieront à l’injustice, et, pire encore, décrèteront que les coupables doivent payer cher dans l’éternité leurs mauvais choix, et que si Dieu pardonnait de grand coeur à des assassins et à des blasphémateurs, sa justice en serait entachée. Quel blasphème ! Et que nous sommes loin ici du Lac de Tibériade !

Prions donc plus que jamais pour que tous les Français se rendent à la sagesse de l’Évangile et que, parmi eux, les catholiques que nous prétendons être se tiennent résolument à la hauteur de notre Mère Marie qui, sur le Calvaire, au milieu des insultes et des crachats, répondit à la haine qui maculait le torse de son Fils par une étrange dignité et par la démesure illogique de son amour.

 

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Méditation du Père Zanotti Sorkine pour le Mercredi des Cendres sur le site de La Neuvaine

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16 février 2015

10 excellentes raisons d'adhérer MAINTENANT

AFc Raisons d'adhérer

Depuis plus de 100 ans, les AFC portent la voix des familles auprès des pouvoirs publics, des acteurs économiques et sociaux..


Notre efficacité dépend de la force de nos arguments et du nombre d’adhérents. Plus nous serons nombreux, plus notre voix sera écoutée.  Pour vous convaincre et convaincre autour de vous de la nécessité voici : 

10 EXCELLENTES RAISONS D’ADHÉRER MAINTENANT !!

  1.  

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    Parce que, comme beaucoup, vous constatez que notre société ne prend pas la bonne direction sur de multiples sujets sociaux ou culturelsmais que vous ne savez pas trop où ni comment vous investir…. Et vous vous dites qu’une association qui a pour finalité de  « Promouvoir la famille,  fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, ouverte à la vie, éducatrice de ses membres, cellule de base de la société, source du bien être de la personne et de la société » c’est véritablement ce qu’il faut !

 

  1. Parce que la légitimité c’est nous ! Membre de l’UNAF (Union Nationale des Associations familiales), le « parlement des familles »membres de l'UDAF du 94 , les AFC sont officiellement consultées pour tout projet de loi touchant la famille. Les AFC représentent les familles auprès des pouvoirs publics et politiques : plus on est nombreux, plus on pèse (1 voix pour chaque parent, 1 voix par enfant mineur + 1 voix supplémentaire tous les 3 enfants).

 

  1.  

    voeux-2015-petit

    Parce qu’on est partout. Présentes dans vos villes, dans votre département, à l’échelon national (CNAFC) et au niveau Européen (FAFCE) les AFC portent la voix des familles à tous les niveaux.

 

 

 

 

 

 

 

  1. Parce que le réseau c’est nous !

    LMPT

    la Manif Pour Tous l’a démontré en s’appuyant principalement sur les AFC (30 000 familles en France, près de 500 dans le Val de Marne) pour bâtir sa forte implantation local et avec toutes les structures de bonnes volontés. En partic beaucoup à cet esprit de travail en synergie avec les autres acteurs locaux.

 

  1.  

    croix jaune

    Parce qu’on est clairement catholique ! Quand d’autres structures qui œuvrent aussi dans la bonne direction manquent d’une armature doctrinale, les AFC ont la chance de pouvoir s’appuyer sur la boussole de l’enseignement social de l’Eglise. Les AFC ont signé un protocole d’accord avec la Conférence des Evêques de France ; c’est la vision catholique de la famille que les AFC promeuvent devant les hommes politiques.

 

  1.  

    St Jean Paul II

    Parce que Jean-Paul II vous l’a demandé (et il est Saint maintenant !) : « Le rôle social de la famille est appelé à s’exprimer aussi sous forme d’intervention politique: ce sont les familles qui en premier lieu doivent faire en sorte que les lois et les institutions de l’Etat non seulement s’abstiennent de blesser les droits et les devoirs des familles, mais encore les soutiennent et les protègent positivement; il faut à cet égard que les familles aient une conscience toujours plus vives d’être les « protagonistes » de ce qu’on appelle « la politique familiale » et qu’elles assument la responsabilité de transformer la société; dans le cas contraire elles seront les premières victimes des maux qu’elles se seront contentées de constater avec indifférence. »  (Familiaris Consortio, n° 44)

 

  1. Parce que le staff et les bénévoles des l’AFC du Val de Marneregorgent d’énergie et de motivation… l’AFC du Val de Marne c’est : plusieurs Chantiers Education, des conférences, aux services des familles, un site, une page Facebook et un compte Twitter très actifs régulières, et évidemment le rôle de promotion de la famille de notre responsable politique pour porter publiquement la voix des familles.

 

  1.  

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    Parce que l’AFC du Val de Marne a des projets qui n’attendent que vous : Organisation de la veillée pour la vie en novembre chaque année et une journée départementale sympathique Et pourquoi pas, d’autres projets que vous seriez prêts à lancer !

 

  1. Parce que c’est moi qui vous le demande… et que pour me faire plaisir et parce que vous me faites confiance, vous allez le faire !

 

  1. Parce que, pour toutes ces bonnes raisons, 28€ de cotisation (seulement 10€ après déduction fiscale), ce n’est vraiment pas cher payé !

 

 

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 Pour passer aux actes, 

 

 

 

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09 février 2015

PRIERE JUIVE POUR LA FRANCE

Tout en priant pour notre pays avec La Neuvaine, nous pouvons prier avec les mots de nos frères juifs, nos ainés dans la foi.

 

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Voici comment Haïm Korsia, grand rabbin de France  nous présente cette prière dans le journal Famille Chrétienne :

 

 

Quelle est votre prière pour la France à la veille de 2015 ?

La prière que nous récitons chaque sabbat est un support. Peu importent les mots, ce qui compte c’est surtout un élan spirituel pour la France. Je prie pour que la France continue d’incarner un rêve. La France ne doit pas devenir une communauté réduite aux acquêts. Nous voulons que la communauté juive participe à cette construction.

La France n’est pas une réalité flétrie. Pensez à ces jeunes soldats de 20 ans qui partent au bout du monde pour porter ses valeurs. Si la France était une vieille dame fripée, jamais ils ne seraient motivés pour aller la défendre.

 

Prier pour la France

« Dieu Éternel, Créateur et maître de l’univers, la force et la puissance t’appartiennent, par Toi seul tout s’élève et tout s’affermit, bénis et protège la France et le peuple français. Amen.

Éclaire ceux qui président aux destinées de l’État afin qu’ils fassent régner dans notre pays, la paix et la justice. Amen.

Que la France vive heureuse et prospère, qu’elle soit forte et grande par l’union et la concorde et conserve son rang glorieux au sein des nations. Amen.

Que l’Éternel accorde sa protection et sa bénédiction à nos soldats qui s’engagent partout dans le monde pour défendre la France et ses valeurs. Les forces morales, le courage et la ténacité qui les animent sont notre honneur. Amen.

Accueille favorablement nos vœux que les paroles de nos lèvres et les sentiments de notre cœur, trouvent grâce devant Toi, ô Éternel, notre créateur et notre libérateur. Amen. »

 

 

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