Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

01 février 2016

VOUS AVEZ DIT MISERICORDE !

Voici le "mot de notre conseiller spirituel" pour cette année de la miséricorde : 

 

"Voilà bien un mot peu usité aujourd’hui comme si miséricorde rimait avec misère, misérable : ça n’a rien d’attirant !

Jubilé de la miséricorde

C’est pourtant à une « Année de la miséricorde », plus exactement à un jubilé extraordinaire de la miséricorde que le pape François appelle l’Eglise du 8  décembre 2015 au 20 novembre 2016.

Il est vrai que miséricorde peut nous faire penser à une interjection ancienne. Il me semble que le célèbre Tintin l’utilise parfois dans des situations angoissantes. Les moines dans leurs stalles ne s’appuient-ils pas sur un revers en bois pour leur faciliter la position debout durant la récitation des psaumes de leur office ?

Au-delà du côté désuet, plus en amont, miséricorde est un mot d’origine hébraïque, passé par la langue grecque et le latin avant d’arriver dans le français. Nous avons  l’impression dans notre culture qu’il s’agit d’un sentiment mêlé de compassion et de pardon offert par quelqu’un de haut placé faisant grâce à un inférieur qui l’implore.

Pourtant, la miséricorde dans la Bible c’est plus fondamentalement l’amour de Dieu en acte. Saint Jean s’est exclamé : « Dieu est amour ! » (1 Jean 4,16). Toute la Bible ne cesse de montrer comment Dieu aime l’humanité…, d’un « amour viscéral ». En effet, le mot hébreu raham n’est vraiment pas un mot abstrait. Il désigne au départ le sein maternel et par extension l’amour fait de tendresse et d’engagement total d’une mère  …, ou d’un père à l’égard de son enfant.

Isaïe 49,15 : « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles. »

Psaume 103,13 : « Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le respecte. »

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Et si l’année de la miséricorde nous permettait de découvrir ou d’oser croire à la tendresse de Dieu alors que flotte peut-être encore en nous l’idée que Dieu pourrait nous aimer sous conditions ou pire n’être que le juge suprême et terrible de nos actes…

Et si l’année de la miséricorde nous incitait à des relations d’amour et d’amitié où la tendresse ne serait pas signe de mollesse, mais d’attention renouvelée et de prévenance à l’égard de l’autre qui nous est cher.

Alors, la miséricorde et la pitié pourront regagner leurs lettres de noblesse car elles ne seront plus synonymes de condescendance molle, mais bien de bonté généreuse et de cœur qui se laisse toucher quoi qu’il arrive.

Dans les évangiles, l’attitude du Christ est toujours miséricordieuse en ce sens qu’il se laisse toujours toucher par toutes sortes de personnes dont il croise  le regard et qu’il accompagne au point de les transformer : des lépreux réputés impurs, un jeune homme riche, la femme adultère, Zachée, le collaborateur véreux des Romains, Saint Pierre dans la nuit de son arrestation. Dans la rencontre et l’échange, son amour et son amitié sont sans calcul et renouvellent les personnes qui ne s’y attendaient pas.

Miséricorde

Dans la fameuse parabole du « fils prodigue (Luc 15) nous est révélé le visage de miséricorde de Dieu le Père : son amour est sans limite pour ce fils qui pourtant a trahi son amour paternel et pire a renié sa famille et ses valeurs. Pourtant, avant même que ce fils n’ait l’idée de revenir, l’Evangile nous fait pressentir que son père (Dieu) depuis son départ de la maison l’attend et l’espère car son amour ne saurait se reprendre. Tel est le Dieu qui nous invite à grandir en humanité et à refléter son amour viscéral source de joie !

Le pape François a signé en avril dernier un texte invitant à célébrer cette année de la miséricorde : il s’agit d’une « bulle » intitulée : « Le visage de la miséricorde ». Vous en trouverez quelques extraits ci-dessous ainsi que la prière écrite par le pape pour cette année jubilaire.

Dans tout notre diocèse, l’Eglise voudrait prier, célébrer, vivre cette miséricorde qui peut nous renouveler. N’hésitez pas à vous joindre aux messes dominicales pour prier, à la journée du pardon du samedi 12 mars à l’église Saint Louis de Vincennes ou dans votre paroisse, à rejoindre tous ceux qui veulent refléter l’amour de Dieu au service de leur prochain : il y a du travail !"                                                                                                

       Père Stéphane AULARD

Père Stéphane Aulard

 

 

 

 

 

 

 

Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Le Père, « riche en miséricorde » (Ep 2, 4) après avoir révélé son nom à Moïse comme « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité » (Ex 34, 6) n’a pas cessé de faire connaître sa nature divine de différentes manières et en de nombreux moments. Lorsqu’est venue la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), quand tout fut disposé selon son dessein de salut, il envoya son Fils né de la Vierge Marie pour nous révéler de façon définitive son amour. (§ 1)

La miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Eglise. Dans son action pastorale, tout devrait être enveloppé de la tendresse par laquelle on s’adresse aux croyants. Dans son annonce et le témoignage qu’elle donne face au monde, rien ne peut être privé de miséricorde. La crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion. L’Eglise « vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde ». Peut-être avons-nous parfois oublié de montrer et de vivre le chemin de la miséricorde. (§ 10)

La vérité première de l’Eglise est l’amour du Christ. L’Eglise se fait servante et médiatrice de cet amour qui va jusqu’au pardon et au don de soi. En conséquence, là où l’Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde. (§ 12)

PRIERE DU PAPE FRANCOIS

POUR L’ANNEE DE LA MISERICORDE

 

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui nous a appris à être miséricordieux comme le Père céleste,

et nous as dit que Te voir, c’est Le voir,

montre-nous ton visage, et nous serons sauvés.

Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent,

la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ;

Tu as fait pleurer Pierre après son reniement,

et promis le paradis au larron repenti.

Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous :

Si tu savais le don de Dieu !

 

Tu es le visage visible du Père invisible,

du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde :

fais que l’Eglise soit, dans le monde, ton visage visible, Toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.

Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse

pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur :

fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu.

 

Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction

pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur,

et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Eglise annonce aux pauvres la Bonne Nouvelle

aux prisonniers et aux opprimés la liberté,

et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.

 

Nous Te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde,

à Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.

AMEN.

 

 

25 janvier 2016

Les 10 commandements de la mère de famille

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Quelques repères pour mieux aimer ses proches et soi-même. En commençant par ouvrir les yeux sur la manière dont Dieu nous aime.

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de tout ton cœur et de tout ton esprit, et ton mari comme toi-même. C’est-à-dire : comme toi-même tu es aimée de Dieu. « Écoute ma fille, regarde et tends l’oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père, le roi sera séduit par ta beauté ». (Ps 44, 11)

Tu élèveras tes enfants dans l’espérance indéfectible que Dieu les aime, quoi qu’ils fassent, et tu ne désespéreras pas de ton impuissance à les faire grandir comme tu voudrais. Dieu prend soin des tiens comme il prend soin de toi : « Tel un berger, il fait paître son troupeau, de son bras, il rassemble les agneaux, il les porte sur son sein, il conduit doucement les brebis mères ». (Is, 40, 11)

Tu ne convoiteras pas l’organisation parfaite de ta meilleure copine (car tu ne sais pas ce qu’elle endure par ailleurs), ni son mari, ni sa maison, ni la réussite scolaire de ses enfants, ni, ni, ni… « Ne comptez pas sur les puissants, des fils d’homme qui ne peuvent sauver ! Leur souffle s’en va : ils retournent à la terre ; et ce jour-là périssent leurs projets »(Ps 145), mais « Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob… »

Tu ne feras pas de ce qui est à la mode une idole. La dernière tenue en vogue ou l’iPhone dernier cri, par exemple. « Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33)

Tu ne cancaneras pas. Et si jamais tu étais tentée de médire, de calomnier, de critiquer ou simplement de trop parler, tu diras avec le psalmiste « Établis, Seigneur, une garde à ma bouche, et veille sur la porte de mes lèvres » (Ps 140, 3) en portant à tes lèvres un petit signe de croix pour être bien sûre de la fermer !

Tu consentiras à tes limites comme à tes talents, même si parfois tu te trouves nulle, car Dieu croit en toi. Tu rechercheras plutôt les prodiges que Dieu a accomplis en toi et dans ta vie, en méditant le verset 14 du psaume 139 : « Je te rends grâce pour tant de prodiges, merveille que je suis, merveille que tes œuvres ! »

Tu ne voleras pas… au secours de la Terre entière, en croyant sauver le monde, tout en délaissant ta famille, mais tu laisseras Dieu agir en toi comme il l’entend. « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne » (Jn, 10,18)

Tu rechercheras la paix intérieure. Cela t’évitera de remplacer ton quart d’heure d’oraison quotidienne par une demi-heure de papote sur ton portable ou de clics sur Face de bouc. « Acquiers la paix intérieure et mille autour de toi seront sauvés » assure saint Séraphin de Sarov.

Tu ne regarderas qu’un jour à la fois. En te rappelant qu’« à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34), et que pour aimer sur la Terre, tu n’as « rien qu’aujourd’hui » (sainte Thérèse de Lisieux). « Le Seigneur vous donne la grâce d’aujourd’hui » disait saint François de Sales. Tu te garderas ainsi de deux maux : le papillonnage et la procrastination.

Tu sanctifieras le jour du Seigneur, en essayant de faire de ce jour sacré une fête. Et tu apprendras à te reposer ce jour-là (y compris de tes tâches domestiques) pour l’amour de ton Dieu, en te souvenant que lui-même s’est reposé : « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création ». (Gn 2, 3)

Article très librement inspiré du décalogue issu du Deutéronome (ch 5) et d’une retraite pour mères de famille.

Raphaelle Simon*

*Mariée et mère – imparfaite – de trois enfants, journaliste depuis vingt ans, spécialisée dans les domaines famille, foi et société en radio et presse écrite.

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Prière des fiancés

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Dans mon cœur, Seigneur, 
l’amour s’est allumé
pour une créature que Tu connais et aimes

Toi-même l’a mise en face de moi
et un jour me l’as présentée.  

Je Te remercie pour ce cadeau
il m’inonde d’une joie profonde,
qui me rend semblable à Toi, qui es l’Amour,
et me fais comprendre la valeur de la vie que Tu m’as donnée.  

Fais que je ne perde pas cette richesse
que Tu as mise dans mon cœur:
Enseigne-moi que l’amour est don
et ne peut se mêler à aucun égoïsme.  

Que l’amour est pur
et ne peut rester en aucune bassesse.  

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Que l’amour est fécond
et dès aujourd’hui doit produire
une nouvelle manière de vivre à deux.

Je Te prie, Seigneur
pour celui (ou celle) qui m’attend et pense à moi ;
pour celui qui marche à mes côtés;
rends-nous dignes l’un de l’autre;
que nous soyons aide et modèle.  

Aide-nous à nous préparer au mariage,
à sa grandeur, à ses responsabilités,
afin que dès à présent
nos âmes dominent nos pensées 
et les conduisent dans l’amour.

Amen.  

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18 janvier 2016

LE SYNODE SUR LA FAMILLE : LES ENJEUX par Mgr Anatrella

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Nos médias en France ont énormément parlé du Synode sur la famille en se focalisant particulièrement sur tout ce qui pouvait faire polémique.

C'est pourquoi les Associations Familiales Catholiques du Val de Marne et la Pastorale familiale avaient invité, un spécialiste, Mgr Tony Anatrella, à venir en présence de Mgr Santier, dans la cathédrale Notre Dame de Créteil, présenter objectivement l'état de la réflexion des pères synodaux et les perspectives d'avenir.

Mgr Tony Anatrella est psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, enseignant à l'IPC et au Collège des Bernardins, et professeur dans le Master Sexualité et fertilité de l'Institut Jean-Paul II (Rome) Et surtout, il a participé comme expert auprès du Synode extraordinaire sur la famille

Nous étions donc une bonne centaine ce vendredi 4 décembre à braver les embouteillages de fin de semaine et l'état d'urgence, pour écouter Mgr Anatrella dont nous vous reprenons les propos :

 

PRESENTATION DU SYNODE

« Comme souvent, les médias ont abordé le Synode en termes politiques : ce n’est pas le bon angle. Dans l’Église, à l’inverse d’un parti politique, il ne s’agit pas de défendre des opinions contre d’autres opinions. Nous ne sommes pas sur ce registre, mais plutôt sur celui de savoir comment rejoindre ensemble à la lumière de l’Évangile le sens de la vie familiale voulu par Dieu.

Ce Synode a d'ailleurs été marqué par la richesse des échanges et, une fois de plus, par la découverte des réalités culturelles diverses en fonction des aires géographiques de la plupart des Pères synodaux. les débats ont parfois pu être vifs sans pour autant tourner au pugilat. Ils ont surtout été vécus dans un climat fraternel et dans la joie de travailler ensemble ; ce qui est rare dans le cadre d’une institution internationale.

Face aux difficultés contemporaines, l’Église siégeant en Synode a cherché à se mettre à l’unisson de ce qu’il convient de penser pour mieux éclairer et accompagner nos contemporains. En ce sens, personne n’a gagné si ce n’est, comme l’a dit le Saint-Père, le sens de la famille de toujours, créée par un homme et une femme. Il n’y a pas des familles mais des personnes engagées dans diverses situations que l’Église entend accompagner comme c’est déjà le cas.

Face à des situations singulières ou irrégulières, un observateur du synode a dit : « Lorsque nous rencontrons des personnes en situation irrégulière, nous devons leur dire : Dieu t’aime comme tu es. Mais il ne veut pas que tu restes comme tu es. »

À vouloir ainsi mettre de la famille dans toutes les formes de regroupement affectif, elle finit par être nulle part.

 

 

LA RELATIO SYNODI

Au terme de la dernière assemblée, les Pères synodaux ont adopté la Relatio synodi,  un texte qui vient clore leurs débats et échanges sur « La vocation et la mission de la famille dans l'Église et le monde contemporain ». Ce texte final a été remis au pape François après avoir été adopté par les 265 votants.

Il s’agit d’un texte de synthèse sur les échanges entre les Pères sur lequel le Pape aura à travailler pour rédiger son Exhortation apostolique qui sera publiée dans quelques mois. Un Synode, faut-il le rappeler, est consultatif et il ne décide de rien. C’est au Saint-Père de prendre, s’il y a lieu, des décisions et de donner les orientations qu'il retient pour l'Eglise Pour l’instant, nous devons nous en tenir aux exigences constantes de l’enseignement de l’Église que le Pape ne changera pas. Il l’a dit et répété.

 

Ce texte comporte trois grandes parties : L'Église à l'écoute de la famille ; La famille dans le plan de Dieu ; La mission de la famille..

 

Dans la première partie sur l’Eglise à l’écoute de la famille, la Relatio synodi finale pose un regard sur les différentes situations dans lesquelles se trouvent des personnes. Elle insiste avec raison sur le sens de l’accueil de chaque personne quel que soit l’état dans lequel elle se trouve. Entendons-nous bien, ce sont les personnes qui sont l’objet de la pastorale et non pas des situations singulières, même légales, que nous aurions à valider alors qu’elles sont contraires au sens de la famille. Il est bien que cela soit dit pour rappeler que c’est ainsi que la plupart des prêtres se situent et accueillent les personnes.

Mariage heureux

Le texte souligne également un fait important relatif au refus ou tout simplement à l’ignorance du mariage chez de nombreuses personnes vivant en concubinage. Ils sont bien ainsi et ne voient pas ce que le mariage pourrait leur apporter. Ils peuvent être fidèles l’un à l’autre ou décider de se séparer sans que cela ne leur pose trop de problèmes. Comment dans ces situations leur proposer les bienfaits du mariage et du mariage chrétien ?

On le comprend, l’enjeu est ici considérable et aurait encore besoin d’être approfondi afin de comprendre plus précisément ce qui se passe dans la société et dans le monde à ce sujet. Pourquoi des jeunes refusent-ils de s’engager affectivement de façon durable dans leur histoire personnelle ? Les réponses existent et sont nombreuses à commencer par celle d’une politique et d’une société qui ne soutiennent ni le mariage, ni la famille.

 

Dans la seconde partie, la famille dans le dessein de Dieu est présentée et souligne tout l’intérêt que représente la cellule de base de la société constituée, faut-il le préciser, par un homme et une femme.

Ensuite plusieurs thèmes sont développés comme celui du mariage indissoluble vécu dans la fidélité, le lien entre la sexualité unitive et procréative dans le mariage avec le rappel de l’enseignement d’Humanae vitae, la liberté éducative de la part des parents, le devoir de respecter la vie. Tout ce chapitre est riche des enseignements de l’Ecriture et de la pensée du Magistère

Si l’expérience familiale peut être variable selon les cultures, il n’en reste pas moins vrai qu’elle se développe universellement autour du couple formé par un homme et une femme. Cet invariant humain et ces deux figures sont les seules à constituer un couple et une famille malgré la pression médiatique et politique qui laisse entendre que d’autres formes de vie familiale peuvent exister. Encore faut-il savoir de quoi l’on parle ! C’est pourquoi, à juste raison, plusieurs Pères ont souligné la nécessité de parler de LA famille et non pas DES familles en reprenant des catégories inventées par des sociologues qui sont actuellement substantialisées telles que : famille monoparentale, famille recomposée ou encore la pire des formules : famille homoparentale

Au nom de l’égalité, on confond ces cellules socio-affectives de toutes sortes avec la famille;

 

Dans la troisième partie, la mission de la famille diverses préoccupations pastorales dans  les « situations irrégulières» avec quelques

Famille chrétienne

suggestions possibles sont abordées mais surtout est redit l'importance de l'accompagnement des personnes en vue du mariage et leur suivi afin qu'elles puissent s'approcher au mieux de la vie chrétienne et du sens de la vie conjugale et familiale. Le Synode a surtout encouragé les couples mariés et les familles à poursuivre leur engagement avec générosité car ils sont les principaux acteurs du lien social et témoins de ce que représente le mariage.

La question de l’homosexualité est évoquée brièvement, uniquement sous l’angle familial, lorsqu’un membre révèle cette tendance. La question est complexe dans le cadre de la famille, notamment lorsqu’un fils ou une fille se trouve concerné ou encore, autre cas de figure, lorsque l’époux ou l’épouse se déclare ainsi et quitte son conjoint pour aller vivre son homosexualité. Les Pères du Synode ont rappelé l’enseignement de l’Église à ce sujet et ce que la Congrégation pour la Doctrine de la foi ne cessait de dire dans ses notes depuis des années en affirmant qu’il faut éviter « les discriminations injustes » ; ce qui ne veut pas dire que les comportements et les pratiques sont reconnus par l’Église, et que les familles n’aient rien à dire face à des situations ou à des attitudes qu’elles ne peuvent pas accepter. Nous aurions tort de culpabiliser les familles à ce sujet. Ces comportements continuent à être qualifiés « d’intrinsèquement désordonnés » et encore davantage chez des catholiques qui se « marient » civilement. Et pour éviter les confusions sexuelles de l’époque actuelle, le Synode affirme « qu’il n'y a aucun fondement pour établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage ». Ce qui est une réponse à certains théologiens qui envisageaient la possibilité d’une bénédiction pour des duos de même sexe

Un des risques du « mariage » entre personnes de même sexe est de le banaliser jusque dans les médias catholiques et dans la mentalité de divers chrétiens qui en parlent à présent comme s’il correspondait à une réalité authentique.

La question des divorcés remariés civilement est évoquée sans être majeure comme ce fut le cas l’an passé. L’indissolubilité du mariage est non-négociable et c’est à la lumière de cette réalité fondamentale d’origine christique que l’on doit réfléchir à leur situation. Ce n’est pas un problème entre « conservateurs » et « libéraux », mais une question structurelle qui concerne le sacrement de mariage

Ils n’ont pas à être « réintégrés » socialement, ils font déjà partie de l’Église et ils n’ont pas été excommuniés. Ce qui est en question se joue dans le sacrement de mariage dans lequel ils se sont engagész lors d’une précédente union avec et au nom de leur relation au Christ qui est indissoluble.

Mariage difficultés

Le recours à une procédure canonique en nullité est tout à fait possible. L’enquête et le jugement du tribunal qui s’ensuivent portent sur la validité juridique du consentement de l’engagement de cet homme et de cette femme. Des raisons d’immaturité affective, de faiblesse du discernement, un manque réel d’adhésion au Christ et aux exigences du mariage peuvent être autant de causes d’un mariage invalide. En revanche, selon les Pères synodaux, il reste à explorer, comme le suggérait aussi bien saint Jean-Paul II (Familiaris Consortio) que Benoît XVI, des pistes qui relèvent du discernement intérieur qu’un baptisé, bien enraciné dans sa foi au Christ, peut faire avec un prêtre, au cas par cas, sur sa situation et ce qu’il convient de faire ou pas.

La plupart de ceux qui décident de divorcer le font pour diverses raisons et notamment pour des incompatibilités profondes ou des évolutions psychologiques divergentes, surtout chez des personnes qui se sont mariées très jeunes. Des divorces qui peuvent se comprendre et que l’Église accepte. Le problème se pose lorsqu’il y a un nouveau mariage. Ils sont pour l’Église dans une situation irrégulière parce que leur état est contraire à l’ontologie des sacrements. L’ontologie du sacrement repose sur l’incarnation du Christ lorsque le Verbe de Dieu lie le corps, la parole et l’institutionnel au sein d’un signe visible le représentant efficacement ; et ce au cœur d’une relation avec Lui au sein de son Église. Et, en ce sens, elle est dite indissoluble jusqu’au moment où la preuve de l’invalidité d’un lien contracté en son nom est prouvée. Il ne s’agit donc pas d’un rejet, d’une exclusion, d’une faute mais d’une situation incompatible avec la vie sacramentelle.

La Relatio synodi envisage que soient traités par les Conférences des Évêques de chaque pays ou aire culturelle, les problèmes posés par la situation des divorcés remariés. Il est proposé d’envisager dans chaque diocèse « des parcours de discernement et d’implication de ces personnes, pour aider et encourager la maturation d’un choix conscient et cohérent ». Le texte évoque quelques critères sans préciser davantage et sans évoquer la réception des sacrements. À aucun moment le texte n’évoque l’hypothèse que ce discernement prépare à la réception des sacrements.

 

EN CONCLUSION

De très nombreuses questions ont été posées par écrit pendant la conférence. Malheureusement le temps nous a manqué pour que Mgr Anatrella réponde à toutes.

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Qu'est que le queer ?

Une personne a signalé que sur le site vigi-gender on trouve tout un livret présentant l'idéologie du genre et ses dangers.

Quelle différence entre la parenté et la parentalité ?

Qu'est-ce exactement que le « for interne » ? Comment le situer par rapport à la valeur universelle et objective des commandements ?

La reconnaissance de nullité est-elle un divorce de l’Église ? Quelles sont les nouvelles normes, démarches ?

Quel accueil pour les personnes à tendance homosexuelle ?

Comment aider nos enfants à devenir vraiment adultes et non « adulescents » ?

Le Pape François, reprenant l’Exhortation apostolique Familiaris Consortio, souhaite, comme tous les prêtres d’ailleurs, que l’Église soit attentive à la vie des gens. Certes, il ne s’agit pas d’accueillir pour justifier ce qui se fait et se vit, mais pour être témoin au nom de l’Évangile d’un autre chemin de croissance dans la vie conjugale et familiale. Il convient donc bien ici, pour reprendre les mots clefs du Synode, d’écouter, d’accompagner et de discerner toujours en vue du bien pour la personne selon les normes objectives en matière sacramentelle, voire, dans certains cas, morales

Le Synode a redit que la conscience personnelle ne peut pas s’exonérer de la loi morale, mais a surtout encouragé les couples mariés et les familles à poursuivre leur engagement avec générosité car ils sont les principaux acteurs du lien social et témoins de ce que représente le mariage »

 

11 janvier 2016

UNE PREMIÈRE HISTORIQUE : LA CHAINE TV DE PRIÈRE DU PAPE

 

Pape prière

 

 

 

Pour mobiliser notre prière face aux défis du monde, le pape François s’implique directement. Son premier message, prononcé jour de l’Épiphanie, porte sur le dialogue interreligieux.

 

 Chaque mois, deux « intentions de prière du Saint-Père », l’une universelle, l’autre missionnaire, sont proposées aux fidèles. Elles sont préparées par l’Apostolat de la prière, un réseau officiel de prière du pape dans le monde, confié aux jésuites. Ce service existe depuis 170 ans à la suite d’une idée émise en 1844 dans un centre de formation de la Compagnie de Jésus en Haute-Loire.

L’ajout dorénavant d’un message vidéo mensuel du pape est un moyen de stimuler cette prière aux intentions de celui qui conclut toutes ses interventions, depuis le début de son pontificat, en demandant de prier pour lui. De fait, Jorge Bergoglio montre sans cesse combien il mise sur l’effet de la prière, comme lorsqu’il organisa une veillée pour la Syrie le 7 septembre 2013 ou chaque fois qu’il fait prier la foule des fidèles, place Saint-Pierre, durant ses audiences hebdomadaires ou aux angélus dominicaux.

La mise en ligne de la vidéo papale sur un site dédié est assurée par La Machi, société de communication implantée notamment à Buenos Aires. Le pape s’y exprime dans sa langue natale, l’espagnol, mais son propos est disponible en six autres langues, dont le français.

« Nous devons prier sans cesse pour le dialogue inter-religieux et travailler avec ceux qui pensent d’une autre manière. Beaucoup pensent de manières différentes, ressentent les choses différemment, cherchent ou rencontrent Dieu de diverses manières Dans cette multitude, dans cet éventail de religion nous avons une seule certitude pour tous : nous sommes tous enfants de Dieu. Je compte sur vous pour diffuser mon intention de ce mois : “Pour que le dialogue sincère entre les hommes et les femmes de différentes religions porte des fruits de paix et de justice”. Je compte sur ta prière ! »

Intentions de prière du Pape François - Janvier 2016

 

la vidéo du pape François

Mobilisons-nous pour faire résonner cet appel autour de nous !


Nous touchons là une des racines fondamentale pour atteindre la paix à laquelle tous nous aspirons !

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05 janvier 2016

FAMILLES, DIEU VOUS AIME !

Famille Martin avec Sts Louis et Zélie

En 2015, nous avons eu le bonheur de fêter la canonisation d’un couple déclaré saint par l’Eglise, Zélie et Louis Martin.

Je reprends donc les mots du Frère Carme, Didier Joseph, pour vous présenter nos vœux en ce début d’année 2016

« Vous me direz que ce n’est pas une famille ordinaire : elles compte parmi ses membres sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et des religieuses. Tous les enfants sont entrés dans vie religieuse. Avec un tel palmarès il est normal d’être un peu mieux servi que les autres ! Mais est-ce vraiment la raison ? Dieu ne fait pas de différences entre ses enfants. Quand on ouvre la porte de la famille Martin, que ce soit à Alençon ou à Lisieux, on comprend mieux la raison. Cette famille, par les apparences montre une famille aisée : ni le pain, ni le charbon n’ont manqué chez eux. Même un confort régnait.

Louis et Zélie Martin

Mais une fois la porte poussée, le visage des parents Martin porte des traces du travail, de la maladie, de la santé psychologique bien précaire. Zélie Martin s’est tuée au travail de dentellière avec sa charge familiale. Son mari, Louis, veuf trop vite avec cinq filles, dont la dernière avait à peine quatre ans, va connaître une fin des plus tristes et vivre plusieurs années durant des soins infirmiers à l’hospice de Caen. Louis Martin interné, ce père si honorable conduit à l’asile des fous ! Qui aurait prédit pour Louis et Zélie une histoire si pénible, une souffrance humaine et psychologique si dense, un tel dénouement, sans jamais oublier Dieu, sa miséricorde et ses bienfaits. Et l’Eglise a décidé de montrer à tous ses enfants, ce couple, en lui donnant la grâce de la canonisation, c’est- à-dire en lui confiant la mission d’intercéder auprès de Dieu pour toutes les familles heureuses ou habitées par les vicissitudes de la vie.

Familles, Dieu vous aime !

Zélie et Louis sont la preuve que Dieu n’oublie pas la famille mais lui renouvelle toujours son attachement, sa sollicitude.

Familles, au présent si difficile, marquées par toutes sortes de ruptures, d’échec dans l’amour et la fidélité, en souffrance à cause des enfants et de leurs choix.

Familles, vous êtes aimées de Dieu !

Familles abimées par tant de maux, éclaboussées par tant d’échecs, de souffrances, de longues agonies avec des incompréhensions et peu d’espoir de guérison,

Familles, vous êtes aimées de Dieu !

Mais aussi familles qui respirez un parfum de communion, d’entente, de paix, de respect les uns pour les autres, vous qui voulez vous enraciner dans l’amour de Dieu :

Familles vous êtes aimées de Dieu !

Bannière des Sts Louis et Zélie Martin

 

Demandons à Zélie et Louis Martin d’intercéder auprès de Dieu pour toutes nos familles, et toutes les familles. Qu’elles soient d’abord reconnues comme une entité porteuse de vie, de sens et d’avenir. Qu’il soit donné à tout homme et à toute femme la possibilité de fonder une famille sans qu’aucune restriction ne leur soit imposée, ni dans le nombre d’enfants souhaités, ni dans les moyens d’existence ou leur éducation avec ce souci de leur transmettre des valeurs citoyennes, et surtout la richesse de la foi chrétienne.

 

 

Familles, vous êtes aimées de Dieu ! »

Frère Didier Joseph, carme à Avon

 

D’avance, retenez la date du mercredi 13 avril,

Mgr Jacques Habert, évêque de Sées,

le diocèse des Saints Louis et Zélie,  

un « ancien » de notre diocèse viendra nous parler de la sainteté dans le mariage.

 

Mgr Habert canonisation époux Martin

 

25 décembre 2015

SAINTE FÊTE DE NOEL

L'ensemble des membres du bureau et la présidente de

la fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

vous souhaitent une belle fête de Noël en famille et une bonne année 2016

La famille est la pierre d'angle de toute société et demeure au cœur de la plupart des questions ou défis sociaux.

La famille est la réponse au développement intégral, elle est chemin vers la paix grâce à l'éducation et elle est invitation à partager avec autrui.

Puisse Noël être un moment de joie partagée pour vous et pour tous ceux qui sont chers à votre cœur, et puisse cette joie partagée briller tout au long de la nouvelle année qui s'ouvre devant nous !

 

" Les familles constituent le premier lieu où

se vivent et se transmettent les valeurs de l’amour et de la fraternité,

de la convivialité et du partage, de l’attention et du soin de l’autre."

- Pape François, pour la journée mondiale de la Paix 2016

 

AFC 94 Noel 2015

 

 

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14 décembre 2015

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'année de la miséricorde !

Portes de la miséricorde

Le 13 mars 2015, à l'occasion du second anniversaire de son élection, le pape François a annoncé la convocation d'une Année Sainte extraordinaire, afin de célébrer le cinquantenaire de la clôture du Concile Vatican, et d'approfondir plus encore sa mise en œuvre. Cette Année Sainte sera l'objet d'un grand jubilé de la Miséricorde, un concept central du pontificat de François. Par le thème de la Miséricorde, le pape souhaite "une conversion spirituelle de l’Église, un renouveau." et redonner une place centrale à la miséricorde divine, notamment en renforçant la pratique de la confession.

 

Que signifie le mot « miséricorde » ?

Notre évêque, Mgr Santier, lors du pèlerinage de Notre Dame des Miracles nous a dit « Le mot "miséricorde" désigne, en hébreu, le cœur profond, les "entrailles" qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine. Quel père ou mère n'a ressenti cela en sachant son enfant malade, perdu ? La miséricorde apparaît donc comme l'attachement profond d'un être pour un autre et particulièrement de Dieu pour l'homme. »

Dans la tradition ecclésiale des années saintes une porte spéciale est ouverte dans les quatre basiliques majeures à Rome. Ces portes saintes symbolisent l’accueil dans la maison de Dieu pour y recevoir le pardon des péchés, la remise des pénitences, et rendre grâce dans l’Eucharistie. 

Toute démarche de pèlerinage s’achève par le franchissement d’une porte sainte accompagnée de la demande de conversion. Afin de permettre à tous de faire cette expérience de la miséricorde divine le pape a accordé la possibilité d'ouvrir les portes de la Miséricorde dans chaque diocèse. Ces portes, semblables aux Portes Saintes des basiliques pontificales de Rome, permettront à ceux qui ne peuvent pas se rendre à Rome d’effectuer le pèlerinage jubilaire.

 

Porte Sainte de St Nicolas de St Maur

Les portes de la miséricorde

Outre la Porte de la Miséricorde choisie pour le diocèse dans la cathédrale Notre Dame de Créteil, d’autres Portes de la Miséricorde peuvent être ouvertes dans des Sanctuaires particulièrement importants. C’est le cas pour l’église Saint Nicolas de Saint Maur, église de la Vierge de Notre Dame des Miracles.

 

Ouverture des portes de la miséricorde de notre diocèse.

Ouverture de la Porte Sainte de St Nicolas de St Maur

La porte de Saint Nicolas de Saint Maur a été ouverte, par anticipation, le samedi 12 décembre, pour le pèlerinage de Notre Dame des Miracles.

Mgr Santier l’a ouverte en début d’après-midi avec les premiers pèlerins.

L’ensemble des pèlerins a ainsi eu la possibilité de passer la Porte Sainte pendant le pèlerinage en allant vénérer Notre Dame des Miracles.

Ouverture Porte Sainte ND Créteil Mgr Santier frappe avec sa crosse

 

 

 

La Porte de la Miséricorde de la cathédrale Notre Dame de Créteil a été ouverte le dimanche 13 dans l’après-midi en communion avec l'Église de Rome au cours de la célébration eucharistique du troisième dimanche de l'Avent (dimanche Gaudete).

 

 

 

 

Deux autres portes jubilaires ont été ouvertes à Saint Louis de Choisy et à l'église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge de Villecresnes.

 

Porte Sainte ND Créteil

Passage de la Porte Sainte

Franchir la Porte Sainte symbolise le passage du péché vers la grâce. Toujours ouverte, la porte exprime l’attente de Dieu qui se tient sur le seuil les bras ouverts pour nous faire entrer dans la miséricorde. Passer la porte requiert donc qu’on laisse derrière soi le péché pour rejoindre l’amour et le pardon.

Avant de franchir la Porte, il faut se mettre en route. Comme un pèlerin appelé à aller de l’avant, chacun marche à la rencontre du Père miséricordieux, sur un chemin de conversion. Passer le seuil de la porte, c’est un acte de foi du croyant qui reconnait en Jésus-Christ le Seigneur. Le Christ a dit : « Moi, je suis la porte » (Jn 10,7). C’est par Lui que l’on peut connaître et entrer en communion avec Dieu. Le Christ est le Sauveur envoyé par le Père qui permet à tout homme de passer du péché à la grâce.

En passant la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu.

Une fois la Porte Sainte ou Porte de la Miséricorde passée, en plus des conditions habituelles qui nécessitent un cœur bien disposé afin que la grâce puisse apporter les fruits espérés ; les fidèles devront s’arrêter en prière pour accomplir les derniers gestes nécessaires : la profession de foi et la prière pour le Pape et selon ses intentions. Cette dernière, sera au moins un Notre Père - la prière que Jésus lui-même nous a appris pour nous tourner vers le Père comme ses enfants - mais peut-être plus encore. En particulier, compte tenu de l'esprit propre de cette Année Sainte, il est suggéré de réciter la belle prière du Pape François pour le Jubilé, et de conclure le temps de prière par une invocation au Seigneur Jésus Miséricordieux (par exemple « Jésus Miséricordieux, j’ai confiance en Toi »

 

L’année Sainte

En ce qui concerne l’organisation de l’Année Sainte, la volonté expresse du Pape est qu’elle ait lieu principalement dans chaque Diocèse, comme un vrai temps de renouvellement de la vie pastorale.

Le temps de grâce du Jubilé de la Miséricorde sera naturellement caractérisé par la possibilité d’obtenir l’indulgence plénière à travers certains exercices de piété - culminant dans le passage de la Porte Sainte ou Porte de la Miséricorde - qui accompagneront la prière et la célébration des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie, comme des signes concrets du chemin de conversion et « d’immersion » dans la Miséricorde du Père.

La devise et le logo offrent ensemble une heureuse synthèse de l’Année jubilaire.

La devise « Miséricordieux comme le Père » (tirée de l’Évangile de Saint Luc, 6,36) propose de vivre la miséricorde suivant l’exemple du Père qui demande de ne pas juger et de ne pas condamner, mais de pardonner et de donner l’amour et le pardon sans mesure (cf. Lc, 6,37-38).

Logo miséricorde

Le logo - œuvre du Jésuite, le Père Marko I. Rupnik - se présente comme une petite somme théologique du thème de la miséricorde. Il montre, en effet, le Fils qui charge sur ses épaules l’homme égaré reprenant, ainsi, une image bien chère à l’Église antique, car elle exprime l’amour du Christ qui accomplit le mystère de son incarnation, par la rédemption.

Le dessin est réalisé de façon à mettre en évidence que le Bon Pasteur touche en profondeur la chair de l’homme et qu’il le fait avec un tel amour qu’il lui change la vie. Il y a, en outre, un détail qui ne peut pas nous échapper, le Bon Pasteur charge sur lui, avec une miséricorde infinie, l’humanité entière mais ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Christ voit avec les yeux d’Adam, et celui-ci avec les yeux du Christ. Chaque homme découvre ainsi dans le Christ, nouvel Adam, son humanité et le futur qui l’attend, en contemplant dans son regard l’amour du Père.

Cette scène se situe à l’intérieur de l’amande, elle aussi un symbole cher à l’iconographie antique et du Moyen-Age, qui rappelle la coprésence de deux nature, divine et humaine, dans le Christ.

Les trois ovales concentriques, de couleur progressivement plus claire, vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ portant l’homme hors de la nuit du pêché et de la mort. La profondeur de la couleur plus foncée évoque l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Le visuel composé par Rupnik synthétise tout cela : le modèle de la miséricorde est le Christ qui charge l’homme blessé sur ses épaules, Il nous sauve et nous redonne vie dans la puissance d’amour de sa résurrection.

Cette image est un cadeau, elle nous invite à contempler Celui qui a pris condition d’esclave pour nous délivrer et à l’imiter en accueillant sa miséricorde pour la répandre. Ainsi nous sommes appelés à recevoir la miséricorde infinie, à entrer dans le regard du Christ miséricordieux pour nos frères et à devenir les instruments de la miséricorde du Père.

L’hymne officiel du jubilé « Misericordes sicut Pater »! »

 

La prière du pape François

Prière de l'année Sainte

Le pape François a également institué des Missionnaires de la charité qui interviendrons surtout pendant le Carême.

 

Le sacrement de miséricorde

Dans notre vie de foi, c'est au travers du sacrement de réconciliation en particulier que nous percevons la miséricorde de Dieu et plus largement dans la prière et les différents sacrements dans lesquels est communiqué le don de Dieu. Le pardon de Dieu nous remplit de joie et d'allégresse, nous redonne la paix. Mais ce n'est pas tout. Dieu nous manifeste aussi son attachement, sa miséricorde, au travers de personnes,  d'événements concrets, de rencontres,  qu'il faut savoir relire dans sa vie.

 

Le pèlerinage à Rome

Même si le Jubilé est célébré et vécu d’abord au niveau local, dans chaque Église particulière du monde, dans notre diocèse de Créteil, il est évident toutefois qu’un grand nombre de pèlerins se rendra à Rome pour accomplir le pèlerinage à la tombe de Pierre, et franchir la Porte Sainte de la Basilique qui est le cœur de l’Église catholique.

Notre évêque, Mgr Santier, conduira lui-même un pèlerinage diocésain à l’automne 2016 pour tous ceux qui le souhaiteront.

 

Draw my Jubilé du diocèse de Quimper et Léon pour bien comprendre ce qu'est l'Année de la Miséricorde. Pour notre diocèse,seul le programme est différent.