Fédération des Associations Familiales Catholiques du Val de Marne

21 avril 2017

PRIERE POUR LA FRANCE

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En cette période d'élections, n'oublions pas que voter est un devoir pour tout Chrétien.

Informons-nous avant de voter et surtout, prions Marie, patronne de notre Patrie.

 

 

Seigneur Jésus, nous Te confions notre pays, la France, et tous ses habitants.

Nous Te bénissons pour les nombreuses grâces que Tu lui as accordées, pour la variété et la beauté de ses paysages,pour les saints qu'elle a donnés au monde, pour sa vocation de fille aînée de l'Eglise.

Que nos responsables politiques soient remplis de sagesse, qu'ils soient désintéressés et déterminés à gouverner avec justice et à promulguer des lois qui respectent la vie et les personnes. Qu'ils reconnaissent les racines chrétiennes de la France.

Marie, toi qui as visité notre pays à plusieurs reprises, toi qui as demandé à L'Ile-Bouchard aux petits enfants, de "prier pour la France ", aide-nous à aimer notre pays, à prier pour lui et à y répandre l'Evangile de ton divin Fils.

Apprends-nous à rester fidèles aux grâces de notre baptême.

Donne-nous de saintes vocations pour servir l'Eglise et montre-nous comment dire oui à Dieu toute notre vie. 

Amen.

ND Ile Bouchard

 

 

 

Pour s'informer sur les programmes des candidats : 

Le point fait par notre Confédération : Espace élections AFC

Le site Boomerang 2017 de LMPT

Le CR de notre soirée-débat du 16 mars avec vidéos et verbatim sur les points clés.

AFC du 94 Elections 2017

 

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15 avril 2017

Pourquoi j'aime Pâques

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Parce que je ne saurais oublier Jésus Christ mon Seigneur…

« Mon Seigneur et mon Dieu », comme lui dit Thomas huit jours après Pâques en contemplant ses plaies comme les traces vives de sa Passion et en se laissant toucher par le regard à jamais lumineux du Ressuscité. Une belle tradition nous invite à contempler à la consécration le Corps et le Sang du Christ et à murmurer : « Mon Seigneur et mon Dieu… », comme Thomas l’Apôtre !

Il y a plus ou moins longtemps que nous connaissons le Christ et qu’Il a sa place dans notre vie. C’est le moment en ce temps pascal de nous attacher de nouveau à Lui comme à ce passeur sûr et inoubliable pour traverser notre vie !

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Parce que c’est la fête de la famille chrétienne qui, au-delà de ses divisions historiques, ne peut que s’unir sur son essentiel : Jésus Christ !

Au cours de la Semaine Sainte les catholiques insistent peut-être davantage sur la célébration de la Cène le Jeudi Saint (pensez à

 ces magnifiques peintures représentant la Cène), tandis que les protestants insistent quant à eux davantage sur le Christ en sa Passion le Vendredi Saint (pensez aux chorals sublimes de Bach) et que les orthodoxes vénèrent le Seigneur allant chercher Adam et Eve aux enfers le Samedi Saint et le jour de Pâques (pensez à l’icône de l’Anastasis [la Résurrection] où l’on voit le Christ empoignant Adam et Eve pour les faire remonter du séjour des morts)…

Tous ces accents singuliers composent la Semaine Sainte et culminent à Pâques, notre fête que nous célébrons cette année le même jour alors que nos calendriers diffèrent si souvent !

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Parce que c’est notre fête à chacun d’entre nous : au Moyen Age on disait qu’un chrétien c’est un « autre Christ » (« Christianus, alter Christus »). Durant la nuit de Pâques de nombreux adultes reçoivent en France, dans notre diocèse, à Vincennes et à Saint-Mandé le baptême après deux ans de préparation. Leur choix, leur réflexion, leur prière, leur disponibilité forcent notre admiration. Ils nous invitent à garder au cœur la fierté d’être chrétien non d’abord comme un emblème, mais comme un programme et une responsabilité.

CROIRE que rien ni personne n’est jamais perdu

puisque moi-même je suis aimé de Dieu.

ESPERER malgré tout en l’homme

créé à l’image de Dieu et sauvé dans le Christ.

AiIMER simplement

en donnant et en se donnant à la manière de Jésus.

JOYEUSE PÂQUES A TOUS 

« Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia ! »

Père Stéphane Aulard

P Stéphane Aulard

11 avril 2017

RAMEAUX Le mot de notre conseiller spirituel

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Avec la messe des Rameaux et de la Passion commence la Grande Semaine, la « Semaine Sainte ».

On m’a dit que des personnes viennent à la messe pour venir y chercher du buis béni comme on va faire son marché en somme… Le marché est à côté, cela tombe bien. Mais, vous ne trouverez pas sur les étals de buis ! Car c’est à l’église que cela se passe !

Sommes-nous venus ici pour revivre l’entrée triomphale du Seigneur dans Jérusalem quelques jours avant la fête juive de Pâque ou pour revivre comme chaque année un rite que nos ancêtres vivaient déjà et qui a tendance à se perdre un peu à force de ne plus très bien savoir ce que l’on fait ?

 

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1 - Tout à l’heure, je vous ai proposé de lever les brassées de buis qui pourraient tout aussi bien être de l’olivier ou du laurier comme dans le Sud de la France : pourquoi, si ce n’est pour acclamer le Christ qui par mon intermédiaire bien modeste veut passer au milieu de vous et vous dire dans le creux de l’oreille et surtout au fond du cœur de chacun : « vas-tu m’accueillir comme le roi de ton cœur ? » Quand tu vas aller placer un rameau sur la croix qui est en bonne place chez toi me regarderas-tu sur la croix et alors que je semble bien seul suspendu aux bras de cette croix, en plaçant cette modeste branche verte d’un feuillage de printemps, y verras-tu le signe de ma victoire sur la mort ? Oui, moi Jésus le Christ l’adulé momentanément d’une foule, on m’a laissé tomber quelques jours après, même mes disciples… Et pourtant je suis vainqueur de la calomnie des puissants, de l’injustice qui m’a été faite, de la jalousie, de la couardise des disciples et surtout de la mort qui semble avoir eu le dernier mot. Je suis vainqueur pour toujours et ainsi l’histoire des hommes ne sera jamais plus pareille.

  2 - Vous l’avez entendu ce Christ aux paroles puissantes, aux actes sublimes : Il parle à chacun pour venir toucher notre cœur et ne plus nous quitter. Il parle à Dieu son Père, lui Dieu le Fils dans une relation unique. Il établit le pont entre ciel et terre et ainsi notre vie ne partira pas en miettes ou à la dérive.
Si en ce moment tu peines sur le chemin de ta vie parce que tu es seul, sans travail, malade, en deuil, sans grand objectif, sache que tu as un compagnon qui veut être avec toi sur la route de ta vie comme il l’a été sur la route des disciples autrefois. Prends donc avec toi le Christ et pas seulement la branche de buis… Ou plutôt que la branche de buis placée sur la croix de ton intérieur ou sur la tombe des tiens relance ton espérance et te décide à suivre le seul chemin qui vaille : celui de l’Évangile.
Une vieille dame rencontrée cette semaine et qui voulait mettre en ordre ses affaires spirituelles, si je puis dire, me disait d’une manière très évangélique : « je n’ai plus de haine, je n’ai plus d’envie, je n’en veux plus à personne. Je sais maintenant qu’il n’y a que lorsque l’on aime qu’on est vraiment heureux ! » Comme elle a raison.
C’est elle qui s’interrogeait aussi sur le peu de préoccupations spirituelles de nos contemporains. Je lui ai répondu : « mais si, Madame, ils en ont, mais ils n’osent pas y croire ! »

 

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3 - La Semaine Sainte est là :
Entrons donc dans cette semaine en suivant Jésus qui invente l’eucharistie, autrement dit la messe, le Jeudi Saint pour demeurer vraiment présent avec nous, au fond de nous jusqu’à la fin du monde !
Suivons Jésus qui porte sa croix : le fardeau de nos péchés pour nous les enlever le Vendredi Saint. Ne manquons pas le Chemin de croix et allégeons notre repas ce jour-là pour être vraiment en communion avec nos frères chrétiens du monde entier qui prendront eux aussi du temps pour prier ce jour-là.
Passons à l’église vendredi ou samedi pour nous alléger de nos péchés en nous confessant.
Et revenons-y samedi soir pour entourer nos nouveaux baptisés adultes et adolescents ou le jour de Pâques.
Alors nous pourrons casser l’œuf en chocolat que nous aurons bien mérité tant il est vrai que cet œuf nous rappellera Jésus brisant la pierre du tombeau et se montrant vivant à ses disciples !

Oui, Pâques est à notre porte. C’est notre foi et notre espérance. Aimons le Christ pour mieux aimer nos frères !

Père Stéphane AULARD

Père Stéphane Aulard

03 avril 2017

Lettre aux femmes de Saint Jean-Paul II

JP II

"C'est à chacune d'entre vous que j'adresse cette lettre, en signe de partage et de gratitude."


« Tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines ». C’est ainsi que le pape Jean Paul II s’adressait aux femmes du monde entier, le 29 juin 1995, en la solennité de saint Pierre et saint Paul.

En voici un extrait qui n’a rien perdu de son intensité :

 

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« Merci à toi, femme-mère, qui accueilles, en ton sein, l’être humain dans la joie et dans la peine d’une expérience unique par laquelle tu deviens sourire de Dieu pour l’enfant qui vient au monde, tu deviens le guide de ses premiers pas, le soutien de sa croissance, puis le point de repère sur le chemin de sa vie.

Merci à toi, femme-épouse, qui unis d’une façon irrévocable ton destin à celui d’un homme, dans une relation de don réciproque, au service de la communion et de la vie.

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Merci à toi, femme-fille et femme-sœur, qui apportes au foyer familial, puis dans le complexe de la vie sociale, les richesses de ta sensibilité, de ton intuition, de ta générosité et de ta constance.

Merci à toi, femme-au-travail, engagée dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle, artistique, politique, pour ta contribution irremplaçable à l’élaboration d’une culture qui puisse allier la raison et le sentiment, à une conception de la vie toujours ouverte au sens du « mystère », à l’édification de structures économiques et politiques humainement plus riches.

Mère Térésa

Merci à toi, femme-consacrée, qui, à la suite de la plus grande des femmes, la Mère du Christ, Verbe incarné, tu t’ouvres en toute docilité et fidélité à l’amour de Dieu, aidant ainsi l’Église et l’humanité entière à donner à Dieu une réponse « sponsale » qui exprime merveilleusement la communion qu’il veut établir avec sa créature.

Merci à toi, femme, pour le seul fait d’être femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines. »

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26 mars 2017

Le Cardinal SARAH et la défense de la Vie

Card Sarah + Lejeune

Nous avons eu la grâce de pouvoir assister à la conférence de son Eminence le Cardinal Sarah, samedi 25 mars à l'église Saint Augustin. 

En voici le texte intégral : 

 

"Cher amis,

 Je n’ai pas eu le privilège, ni la joie de rencontrer le Professeur Jérôme Lejeune. En revanche, il y a quelques années, à l’occasion d’un Congrès organisé par l’Association française Raoul Follereau, j’avais été heureux de rencontrer Madame Lejeune, son épouse, qui est ici présente ; elle avait eu la bonté de m’offrir l’image du Professeur portant au verso, la « Prière pour obtenir des grâces par l’intercession du Serviteur de Dieu, Jérôme Lejeune ».

 Permettez-moi d’introduire cette brève conférence par ces mots du Professeur Jérôme Lejeune :

 « Si on veut vraiment attaquer le Fils de l’homme, Jésus-Christ, il n’y a qu’un moyen, c’est d’attaquer les fils des hommes. Le christianisme est la seule religion qui dit : ˝votre modèle est un enfant˝, l’enfant de Bethléem. Quand on vous aura appris à mépriser l’enfant, il n’y aura plus de christianisme dans ce pays ».

 

Card Sarah 1On peut affirmer que le combat du Professeur Jérôme Lejeune, avec les seules armes de la vérité et de la charité, un combat mené à mains nues, s’inscrit dans la bataille finale, évoquée dans l’Apocalypse selon saint Jean, entre Dieu et Satan. Face à l’arrogance du Goliath des puissances financières et médiatiques, lourdement armé et protégé par la cuirasse de ses fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Eglise catholique du XXI siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Ecritures. En effet, l’Eglise catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Evangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien - et la vie entière du Professeur Lejeune nous en apporte un témoignage éclatant - il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean-Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (cf. Ap 12, 4). Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Eglise constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XX siècle - de Pie XI à saint Jean-Paul II - contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

Card Sarah 3En guise d’introduction, j’ai désiré vous rappeler le cadre événementiel et mystique du combat pour la vie menée par le Professeur Lejeune pour mieux en faire ressortir maintenant le sens profond à la lumière de l’Evangile. Examinons ensemble sa vie : on peut affirmer, sans risque d’erreur, que, plutôt que de tomber dans les lâches compromis, le Professeur Lejeune a renoncé aux honneurs et à l’aisance en acceptant l’humiliation et même l’exil, du moins un exil intérieur. En effet, Jérôme Lejeune, contre vents et marées, est resté fidèle au Christ et à l’Evangile ; c’est pourquoi il représente pour chacun de nous un exemple admirable de force dans la foi et de dévouement dans la charité. En effet, comme vous le savez, la mort « in odium fidei », en haine de la foi, n’est pas l’apanage de « cette foule immense d’hommes et de femmes qui viennent de la grand épreuve et ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le Sang de l’Agneau, qui se tiennent debout devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau, et le servent jour et nuit dans son Temple », selon la vision de l’Apocalypse (cf. Ap 7, 9). Une telle mort, où le sang est versé par le témoin du Christ, n’est pas la seule voie vers le martyre, car il est vrai qu’une vie de martyr chrétien, c’est aussi une vie durant laquelle on offre tout à Dieu, y compris sa vie, sa famille, sa réputation et son honneur, s’ils viennent à être foulés aux pieds par les païens, une vie où l’on renonce à tout pour l’Amour de Dieu[1].

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Pendant la longue maladie du Professeur Lejeune, qui l’a arraché prématurément à l’affection des siens, on a vu comment meurt un chrétien à l’aube de Pâques, et le Pape saint Jean-Paul II, un grand ami du Professeur, ne s’y est pas trompé, lui qui déclarait, dans la lettre qu’il adressait alors au Cardinal Lustiger, le Lundi de Pâques 1994, au lendemain du retour de Monsieur Lejeune à la Maison du Père :  « La Résurrection du Christ constitue un grand témoignage rendu à la Vie qui est plus forte que la mort. Une telle mort, celle de Jérôme Lejeune, rend un témoignage encore plus fort à la Vie à laquelle l’homme est appelé en Jésus-Christ. En effet, tout au long de la vie de notre frère Jérôme, cet appel a représenté une ligne directrice… Nous nous trouvons devant la mort d’un grand chrétien du XX siècle, d’un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat, et nous désirons remercier Dieu aujourd’hui, lui, l’Auteur de la vie, de tout ce que fut pour nous le Professeur Lejeune, de tout ce qu’il a fait pour défendre et pour promouvoir la dignité de la vie humaine ».

Dans le cadre de sa profession de médecin et de chercheur, qui était une véritable vocation, la vie du Professeur Lejeune se partageait entre deux domaines qu’il convient de distinguer pour mieux unir : d’une part, son activité de chercheur, et donc son appartenance à ce qu’il est convenu d’appeler « la communauté scientifique », qui, pourtant, l’avait sinon rejeté, du moins marginalisé à cause de ses positions qualifiées de trop rigides, voire d’extrémistes, sur le sujet crucial du respect de la vie. D’autre part, son service auprès des malades et de leurs familles, à la tête d’une équipe qu’on peut qualifier de fraternelle, qui n’était animée que par le souci de guérir, ou au moins de soulager les souffrances physiques et morales provoquées par la maladie et le handicap. La charité qui animait le Professeur Lejeune unissait donc les deux aspects de sa vocation au service du malade, et cette vertu théologale de la charité fut bien la voie royale que Jérôme Lejeune emprunta avec courage et détermination pour se frayer un passage au milieu des épines de ce monde vers la contemplation du Dieu vivant, la Sainte Trinité d’Amour. Oui, par son service quotidien, humble et confiant en la Providence, le Professeur Lejeune donnait un visage à la charité du Christ venu parmi nous, et il est vrai que nul n’a oublié son sourire lumineux et rayonnant, et son regard d’un bleu d’azur empreint de cet amour du prochain, qui émanait d’une âme où Jésus, reçu dans la sainte Communion eucharistique, avait fait sa demeure : « Si quelqu’un m’aime », dit Jésus, « il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14, 23).

 

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Puisqu’il m’est donné d’évoquer la vie spirituelle  du Professeur Lejeune, j’ose affirmer, en référence à l’enseignement du Concile Vatican II sur la vocation universelle à la sainteté (cf. Lumen Gentium, chap. 5), et, en particulier au caractère particulier de la sainteté du fidèle laïc[2] (cf. Décret Apostolicam Actuositatem, n. 4), que toute l’existence de ce grand ami des enfants malades reflète admirablement la présence du Seigneur Jésus dans notre monde ; elle est donc comme un prolongement de l’Incarnation et de la vie du Fils de Dieu ici-bas. Je m’explique : qu’y a-t-il de plus tangible que les soins dispensés aux malades par un médecin, un chirurgien, une infirmière, un aide-soignant, une religieuse hospitalière ou garde-malade, ou un Frère de saint Jean de Dieu…, - ce qu’a fait le Professeur Lejeune pendant de longues années - , quoi de plus concret que la présence quotidienne et assidue auprès des familles de ces malades, et aussi le travail ardu du chercheur combattant ardemment la maladie, tel un chevalier intrépide muni du ceinturon de la vérité et brandissant le glaive flamboyant de la Parole de Dieu et de l’enseignement de la Sainte Eglise[3], avec un infini respect pour les lois de la vie inscrites par le Créateur dans les fibres de chaque être humain… ? En rendant présent le Christ qui guérit les corps et les cœurs, qui rend la vue aux aveugles, rend fermes les pieds des boiteux, leur permettant alors de bondir de joie, Jésus, qui purifie les lépreux, ouvre les oreilles des sourds et délie la langue des muets (cf. Mt 11, 5), lui qui est vrai Dieu et vrai homme, lui qui est aussi le Bon Samaritain qui oint de l’huile de l’Amour de Dieu les plaies de l’homme blessé (cf. Lc 10, 34), on peut donc considérer que la vie du Professeur Lejeune fut en quelque sorte, dans le temps de l’Eglise où nous vivons depuis l’Ascension et la Pentecôte, un prolongement de l’Incarnation du Fils unique de Dieu, Jésus Christ, venu parmi nous pour nous guérir et nous sauver. C’est ce qu’exprimait l’ami de Jérôme Lejeune, le Pape saint Jean-Paul II, dès sa première encyclique Redemptor hominis, lorsqu’en reprenant les mots du Concile Vatican II,  il affirmait que, par son Incarnation, le Christ « s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme »[4]. Au sujet du Professeur Lejeune, on peut donc vraiment parler d’une spiritualité de l’Incarnation, qui constitue, avec la défense de la vérité concernant la vie humaine et la compassion, l’un des traits essentiels de cette sainteté que je souhaite voir reconnaître par l’Eglise, afin que nous puissions bénéficier de son intercession et, ainsi, être soutenus dans notre lutte contre la dégradation actuelle de notre société par son exemple et son combat pour la vie.

 

Card Sarah

Allons plus loin, et voyons maintenant comment cet homme d’action, à la fois scientifique et poète, si intelligent, et d’une grande sensibilité et finesse, a réussi à ne pas succomber à l’autosatisfaction, voire à l’orgueil. De fait, lorsque, comme lui, nous sommes tout entier dans l’action, nous risquons de succomber à la tentation suivante, qui est bien connue des missionnaires ardents de l’Evangile : que notre personne, notre « moi », établisse sa suprématie jusqu’à l’absolu, en laissant subrepticement Dieu de côté. Je pense que le Professeur Lejeune a été préservé de cet écueil, moyennant sans doute un combat spirituel parfois bien âpre, mais la parole mariale de l’Annonciation résonnait constamment dans son cœur de croyant, d’humble serviteur de l’Evangile et de l’Eglise : « Fiat » ! ; oui, « fiat », c’était le mot - que dis-je - la réponse si pure, parfaite et sans réserve de la Vierge Marie, que lui-même adressait à Dieu chaque jour de sa vie, en particulier lorsqu’il avait la grâce de recevoir son Seigneur dans la sainte Communion. Dès lors, comme la Très Sainte Vierge Marie, et aussi comme tant de saints et de saintes, dont nous connaissons la réponse empreinte d’abandon filial - à l‘exemple de sainte Thérèse de Lisieux, de sainte Jeanne d’Arc ou du Bienheureux Charles de Foucault - Jérôme Lejeune a consenti à laisser Dieu agir. « Consentir » dans la théologie spirituelle catholique, c’est accepter cette union de la liberté et de la grâce, qui élève l’homme au rang de collaborateur de Dieu. En effet, pour un baptisé, la décision de remettre au Christ la conduite de sa propre vie est un acte fondamental, qui permet de déjouer les pièges du désir de paraître, du découragement et de la tristesse. Toutefois, pour cela, il faut s’enfoncer dans ce que j’appellerai la « discrétion », c’est-à-dire dans ce silence qui est l’apanage des grands contemplatifs et des vrais adorateurs de Dieu. Et ce silence n’est pas seulement un porche royal par où la Très Sainte Trinité pénètre dans notre âme, et vient faire sa demeure en nous (cf. Jn 14, 23) pour transfigurer nos tâches quotidiennes en des actes de charité. Le silence est aussi une « force », d’où le titre de cet ouvrage que beaucoup d’entre vous ont sans doute déjà lu, ou qu’ils ont entre leurs mains ce soir. Lorsque M. Jean-Marie Le Méné, le président de la Fondation Jérôme Lejeune, et aussi gendre du Professeur, déclare : « A la fin de sa vie, il avait tout perdu, il avait des difficultés à travailler, il n’était plus invité aux congrès, et, pressenti pour le prix Nobel, il ne l’a jamais reçu », qu’évoque-t-il sinon le silence qui s’était abattu telle une chape de plomb sur le Professeur Lejeune, fruit amer de l’aveuglement et de la méchanceté des hommes… ?

 

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Oui, on l’avait réduit au silence, mais, loin de l’écraser, ce silence est devenu une véritable proximité avec Dieu, une « force », la force du témoignage, du martyr, la force de la sainteté. Car le silence du Professeur Lejeune était celui de Jésus durant sa propre Passion face à ses accusateurs. Voyons quelle fut l’attitude du Seigneur Jésus à partir des Evangiles : tout d’abord, nous dit saint Matthieu, Jésus comparut devant les grands prêtres et tout le Conseil suprême, qui cherchaient un faux témoignage pour le faire mettre à mort. Or, dit l’évangéliste, « Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : ˝Cet homme a dit : “Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et le rebâtir en trois jours˝.” Alors le Grand Prêtre se leva et lui dit : ˝ Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ?˝. « Jesus autem tacebat », poursuit l’Evangile : « Mais Jésus gardait le silence. Le Grand Prêtre lui dit : ˝Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu˝. Jésus lui répond : ˝C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel˝. Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements, en disant : ˝Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? ˝. Ils répondirent : ˝Il mérite la mort˝ » (Mt 26, 59-66). Puis, selon l’évangéliste saint Luc, Jésus comparut devant Hérode, qui l’interrogea longuement, mais il ne lui répondit pas un mot. Finalement, Hérode le traita avec mépris, le revêtit d’un vêtement éclatant et le renvoya  à Pilate (cf. Lc 23, 8-11). Saint Jean nous apprend alors que le procurateur l’interrogea à son tour sur son identité, et Jésus déclara : « Moi, je suis né pour ceci, et c’est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité » (Jn 18, 37). Puis, il se tut.

 

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Comme je l’écris dans La force du silence, dans le monde d’aujourd’hui, nous savons que « l’homme qui parle est célébré et l’homme silencieux est un pauvre mendiant devant lequel il n’est pas même besoin de lever les yeux » (n. 30, p. 54). Comme Jésus, qui était devenu le mendiant de l’Amour de cette humanité pécheresse, sourde et aveugle - et le Seigneur devait crier : « J’ai soif » quelques heures plus tard sur la Croix glorieuse - ainsi le Professeur Lejeune, par son silence, quémandait la compassion de ses contemporains pour les plus faibles, ces enfants malades, dont il s’était fait la voix, lui qu’on avait réduit au silence. Il se souvenait notamment de cet enfant trisomique âgé de dix ans qui, au cours d’une consultation, s’était jeté dans ses bras en s’exclamant : « On veut nous tuer ; il faut que tu nous protèges, parce que nous, nous sommes trop faibles, nous ne saurons pas nous défendre ! ». Et le cœur du Professeur, lui-même réduit au silence, saignait… Dans La force du silence, je me permets d’affirmer que « au moment le plus crucial de sa vie, alors que les hurlements fusaient de partout, le couvrant de toutes sortes de mensonges et de calomnies, quand le grand prêtre lui demanda : ˝ Tu ne réponds rien ?˝, Jésus préféra le silence » (n. 141, p. 120). Ainsi, « Jésus, en se taisant, veut montrer son mépris pour les mensonges, lui la vérité, la lumière et l’unique chemin qui mène à la Vie. Sa cause n’a pas besoin d’être défendue. On ne défend pas la vérité et la lumière : leur splendeur est leur propre défense » (n. 197, p. 155). De son côté,  Pilate « ne comprenait pas la cause d’un silence si extraordinaire. Il était en face du silence de Dieu, au milieu des hurlements des hommes, ivres de haine irraisonnée » (n. 197, p. 156). Oui, que pouvait-il répondre encore le Professeur Lejeune à ces invectives que l’on a entendues encore récemment dans la bouche d’un ministre : « Une femme qui avorte n’interrompt pas une vie », et aussi : « L’avortement est un droit de la femme » ?

 

Card Sarah 5

A ce stade de notre méditation, permettez-moi cette analogie : lorsque nos frères chrétiens orientaux, qui subissent en ce moment la persécution, sont arrêtés et emprisonnés par leurs bourreaux, ils peuvent leur présenter, inscrite dans leur chair, ce qui constitue la confession de leur foi de baptisés pour le cas où, disent-ils, sous la torture, nous succomberions à la tentation de renier le Christ. En effet, alors que tant de nos contemporains, ici, dans l’Occident décadent, s’adonnent, sous l’effet d’une mode passagère et coûteuse, à l’étrange pratique du tatouage, ces chrétiens sont toujours prêts à exhiber face aux Caïphe et Pilate de notre temps, la Croix qui est tatouée d’une manière indélébile sur leur propre poignet, témoignage silencieux de leur union à Jésus jusqu’à la mort. « Au moins », disent-ils, « ce signe là vaincra mon éventuelle faiblesse face à la peur de mourir ». Il en a été de même pour le Professeur Lejeune : sa croix tatouée sur le poignet, c’était son affirmation sereine que, disait-il « la dignité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres », et il signait cette affirmation prodigieuse et vraie par son attitude dans la vie de chaque jour : de fait, patiemment, humblement, avec amour et un infini respect, il recevait tous les patients qui se présentaient à la consultation de l’hôpital, en particulier les plus pauvres, car il savait que son devoir, sa mission, était de chercher à guérir le malade et de l’aimer, une forme de charité qui, chez lui, était devenue héroïque. Martyr de la vie et de la vérité, il l’a donc été pleinement, y compris dans son silence, qui, loin d’être l’aveu d’une faiblesse, a constitué une force capable de renverser les montagnes d’égoïsme et d’indifférence. Sa vie montre bien que, comme je l’écris dans La force du silence, « Aujourd’hui, les silences des martyrs chrétiens qui vont être massacrés par les ennemis du Christ imitent et prolongent ceux du Fils de Dieu. Les martyrs des premiers siècles comme ceux de notre triste époque, ont tous montré la même dignité silencieuse. Le silence devient alors l’unique parole, le seul témoignage, le dernier testament. Le sang des martyrs est une semence, un cri, et une prière silencieuse qui monte vers Dieu » (n. 198, pp. 156-157).

Respect de la vie

 Chers amis, aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

 Si le Professeur Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA, et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le Professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme »: ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Progrès

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

  Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu. Dans l’encyclique Evangelium Vitae, le Pape saint Jean-Paul II déclare que « nous sommes face à une réalité… que l’on peut considérer comme une véritable structure de péché, caractérisée par la prépondérance d’une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle ˝culture de mort˝… Par sa maladie, par son handicap, beaucoup plus simplement, par sa présence même, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés, tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu’il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de conspiration contre la vie »[5].

Vie humaine déchet

Et le Pape François, avec le franc-parler qu’on lui connaît, qualifie sans détour cette « culture du déchet » qui « ne s'applique pas seulement à la nourriture ou aux biens superflus qui sont objets de déchet, mais souvent aux êtres humains eux-mêmes, qui sont “jetés” comme s'ils étaient des “choses non nécessaires” ». Et il ajoute : « La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l'avortement, nous fait horreur »[6]. Le Saint-Père précise, dans son Exhortation apostolique Gaudium Evangelii (« la Joie de l’Evangile ») du 24 novembre 2013 que « parmi ces faibles, dont l'Église veut prendre soin avec prédilection, il y a aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd'hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l'on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l'empêcher. Fréquemment, pour ridiculiser allégrement la défense que l’Eglise fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement »[7].  Ainsi, le Pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Eglise qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise. Le professeur Lejeune, en tant que médecin, plus que tout autre, a accueilli dans son « hôpital de campagne » qu’est l’hôpital Necker des Enfants-malades, ces blessés de la vie qui, tel cet enfant de 10 ans que je citais tout à l’heure, venaient, avec leurs parents, chercher le réconfort et le courage d’avancer et d’espérer encore ; l’hôpital Necker, ce « lazaret » des temps modernes est bien une œuvre admirable de charité et de compassion qui continue aujourd’hui. Le Professeur Lejeune a su verser l'huile de la miséricorde et le vin de la vérité qui libère[8] (cf. Lc 10, 34) sur les blessures de cette partie de l’humanité sans défense et ignorée des puissants de ce monde, dans cet « hôpital », cet « Hôtel-Dieu », qui est aussi « l’auberge » de la parabole du Bon Samaritain ; et nous savons que l’auberge est ici l’allégorie de l’Eglise, notre Mère.

 

10 minutes de résumé en images de cette journée

 

Logo Veilles pour la vi

 

 

Vita

Je profite de cette opportunité pour saluer et remercier toutes les associations qui œuvrent patiemment et contre vents et marées, pour que la vie soit promue et protégée, tout comme la famille qui en est le sanctuaire. La vie est un don de Dieu, un don que Dieu a confié à la famille. C’est donc dans la famille que la vie trouve sa source, qu’elle trouve le cadre qui répond et à sa dignité et à sa destinée. D’où le caractère sacré de la vie et le respect qu’elle mérite, deux impératifs que toute législation digne de ce nom doit reconnaître et promouvoir, y compris ici, en France, la Fille aînée de l’Eglise. En effet, dans la vie de chaque personne humaine, même la plus faible et la plus blessée, l'image de Dieu resplendit et se manifeste dans toute sa plénitude avec la venue et l’Incarnation de Jésus, du Fils de Dieu Sauveur. Dès lors, chaque homme est appelé à une plénitude de vie qui va bien au-delà des dimensions de son existence sur terre, puisqu'elle est la participation à la vie même de Dieu. Telle était la conviction du Professeur Lejeune, et telle est encore aujourd’hui la conviction inébranlable de la Fondation qui porte son nom.

 

Veillée vie NDP

Je voudrais conclure en livrant à votre méditation cette réflexion lumineuse du Professeur Jérôme Lejeune, ce modèle de médecin généticien et praticien, qui n’a pas craint de dire la vérité à temps et à contre temps[9] :

 « Il n’y a point d’Homme avec un grand H. Il y a des hommes, des personnes, et chacun d’eux est respectable. Si chacun veut bien verser une larme sur la condition de l’Homme, si les grandes consciences s’enorgueillissent de grands élans en parlant des droits de l’Homme, bien peu se préoccupent de chaque homme, si ce n’est la loi élémentaire de la charité, un mot fort décrié ces temps-ci, et pourtant irremplaçable, car la charité s’étend à tous et à chacun, et surtout au premier venu, celui qui est juste à côté de nous, le « prochain » comme nous le disent nos catéchismes ».

 Je vous remercie pour votre attention."

Cardinal Robert Sarah

cardinal-sarah

 

[1] Nous devons à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Docteur de l’Eglise, l’appel à l’offrande de soi-même à l’Amour miséricordieux en guise de martyre, elle que le Pape saint Pie X, au début du XX siècle, qualifiait de «  plus grande sainte des temps modernes ». En effet, dans une lettre à l’abbé Bellière, Thérèse évoque « le martyre du cœur » qui n’est pas moins fécond que « l’effusion de sang » (Correspondance Générale, Lettre 213). Dans son Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux, elle s’exclame : « Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu'ainsi je devienne martyre de votre AMOUR, ô mon Dieu ! ».

[2]  Le n. 4 du Décret Apostolicam Actuositatem (sur l’apostolat des laïcs) souligne que « la fécondité de l’apostolat des laïcs dépend de leur union vitale avec le Christ ».

[3] Selon la Parole de Dieu en saint Paul qui décrit l’équipement spirituel du baptisé : « Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu » (Ep 6, 14-17).

[4] Saint Jean-Paul II, encyclique Redemptor hominis, 4 mars 1979 (n. 8) : cf. Concile Vatican II: Constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps (22, 2).

[5] Saint Jean-Paul II : Lettre encyclique Evangelium Vitae, 25 mars 1995, n. 12.

[6] Pape François : Discours au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 13 janvier 2014.

[7] Pape François, Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, 24 novembre 2013, n. 213.

[8] « Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : "Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" » (Jn 8, 31-32).

[9] « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère. Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse » (2 Tm 4, 2-8).

Et pour ceux qui préfèrent écouter et regarder une vidéo (Merci encore à FR Salefran)  : 

Cardinal Sarah Conférence Début

La conférence fut suivie d'une magnifique messe concélébrée par 8 prêtres autour du Cardinal.  En résumé, nous avons vécu une après-midi de bonheur pleine de grâce. 

En vidéo l'homélie du Cardinal (Encore merci à FR Salefran)

Que le Seigneur bénisse et garde son Eminence, le Cardinal Sarah et que le Professeur LeJeune veille sur lui et sur la France.

Evangile de la Vie

Un très grand merci à L'Evangile de la Vie dont le site nous a fourni le texte de la conférence du Cardinal et au photographe François-Régis Salefran à qui nous avons emprunté deux photos et les vidéos.

 

18 mars 2017

Soirée-débat #Présidentielle 2017 : compte-rendu, photos, vidéos...

Présidentielle 2017 les 6 candidats représentés

 

Chaque évènement de notre fédération commence toujours par un petit mot d’accueil et surtout par la présentation de nos Associations Familiales Catholiques.

 

Je commence toujours par expliquer que nous sommes à la fois dans la société civile et dans l’Eglise. Nous avons donc un pied sur les marches de l’Eglise et l’autre sur les marches de la Mairie. C’est une image assez parlante.

 

 

Affiche Cardinal Sarah

Notre programme cette année l’illustrait particulièrement bien : en effet nous avons, en décembre accueilli le Cardinal Sarah pour parler de la prière en famille et ce 16 mars nous invitions les candidats à la présidentielle à présenter leurs programmes pour la famille et à en débattre publiquement. (Déjà en 2012 nous avions organisé ce genre de débat avant la présidentielle.)

 

Pendant des mois nous avons préparé cette soirée :

Nous avons choisi un animateur professionnel, Guillaume Tabard, éditorialiste politique du Figaro.

Nous avons fait appel à un maire du département pour nous accueillir dans une salle de sa ville.

Nous avons fait réaliser l’affiche par la graphiste de l’évêché (Merci au service communication du diocèse)

Puis nous avons commencé le long démarchage auprès des équipes de campagne des candidats pour avoir leurs représentants ; étape particulièrement difficile cette année étant donné le contexte politique.

Ouverture du débat

 

 

 

Au final, ce jeudi 16 mars 2017, nous avions réunis 6 représentants pour les 6 principaux candidats autour de Guillaume Tabard :

 

 

 

Bruno Gollnisch, député européen, pour Marine Le Pen

François Cocq, secrétaire général du Parti de Gauche, pour Jean-Luc Mélenchon

Jacques Alain Bénisti, député-Maire de Villiers/Marne, pour François Filllon

Laurent Jacobelli, responsable de campagne et porte-parole de Nicolas Dupont-Aignan

Jean-François M’Baye, de l’équipe départementale pour Emmanuel Macron

Sarah Taillebois, Maire adjointe à Vitry et Présidente de l'Union des Élus socialistes et Républicains du 94 pour Benoît Hamon

 

L'assistance attentive

C’est devant une assistance fort nombreuse que nous avons commencé notre soirée.

L’habituel mot d’accueil a rappelé que depuis des siècles, les catholiques prennent part à la construction de la société par l’éducation, la culture, la santé, le dialogue et la fraternité ; que les valeurs que nous défendons, nous catholiques, pour promouvoir la dignité de chaque vie humaine sont l’éthique, la paix, la solidarité.

Que si les médias ne parlent que de rumeurs, des vêtements de luxe de la femme de l’un, du prix des costumes d’un autre, d’un feuilleton judiciaire avec convocations et mise en examen... c’est pour éviter de parler des vrais enjeux de ces élections. Or ces enjeux sont nombreux et importants pour l’avenir de la France, en particulier, la vie, la famille, l’éducation des enfants.

C’est pourquoi c'est sur ces sujets que nous avons choisi d’interroger les représentants des candidats.

 

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Le père Aulard nous a ensuite permis d’élever le débat en lisant un texte du Cardinal Ratzinger de 1998 : « Les valeurs d’une société s’affichent clairement pendant les campagnes électorales. […]Si la question du bien est laissée  à la discrétion de chacun, et si les valeurs morales, si Dieu lui-même est conçu comme quelque chose de relatif… du fond des cœurs désormais vides jaillissent l’envie, et de l’envie, la violence. »

 

 

 

Nous avions retenu quatre thèmes : 

 

  1. Ethique et dignité de l’homme (Comment aider les familles et la société à accueillir la vie à son début et à la respecter jusqu’à sa fin naturelle ?)
  2. Famille durable (Promouvoir la « famille durable » fondée sur le mariage, union d’un homme et d’une femme)
  3. Ecole et éducation (Renforcer le rôle des familles dans leurs responsabilités éducatives et redéfinir le rôle de l’école, ses missions et la place de l’Etat. Primaire = apprendre à lire, écrire et compter)
  4. Laïcité et bien commun (Place de la religion dans la société. Croire en notre avenir commun fondé sur notre passé commun et nos racines chrétiennes)

Débat 2

 

En fait les débats ont été si passionnés que nous avons dû renoncer à traiter le dernier.

Chacun a pu prendre son temps pour bien présenter le programme de son candidat.

Les divergences sont vite apparues : L’un parlait de la "nécessité d’informer une femme enceinte en difficulté des différentes possibilités" alors que l’autre parlait de « droit inaliénable à disposer de son corps et de sites faisant de la désinformation.»

L’une parlait de "souffrances intolérables qui nécessitent une aide à mourir dans la dignité de la part de la puissance publique", alors qu’un autre rappelait l’agonie de sa mère âgée voulant vivre jusqu’au bout. L’un, de famille immigrée pauvre, parlait de

Laurent Jacobelli pr Dupont-Aignanl’école publique qui, avec des « maîtres respectés et des élèves apprenant » lui a permis d’apprendre « notre » langue, de s’intégrer et d’en arriver là où il est alors que l’autre ne parlait que de « lutter contre les déterminismes sociaux avec des activités périscolaires. »

Les uns parlaient d’étendre la PMA aux femmes seules et aux homosexuels et un autre soulignait « la famille c'est pas le papa, l'amant du papa, la mère porteuse et les embryons congelés dans le frigo ! »

 

En conclusion, je pense que chacun a pu se faire une idée assez précise sur la partie famille et éthique des programmes des candidats et ainsi pourra voter en conscience pour celui qui lui semble le plus à même de défendre ce qui est le plus sacré à ses yeux.

 

Avant de nous quitter nous avons projeté la vidéo « Elections 2017 » qui résume bien nos objectifs pour ces élections.

 

 

Aux actualités du lendemain nous avons eu un reportage très fidèle de notre soirée-débat :

  • Interviews de la présidente des AFC du 94 et de tous les représentants des candidats.
  • De nombreuses vues de la salle et du débat.
  • (10 minutes de reportage à partir de la 3ème minute)

 

Ne tennez pas compte du titre inscrit sur l'image.

Actualités TVlibertés du vendredi 17 mars

 

 

Pour approfondir le sujet du vote des catholiques nous vous recommandons cette interview du Père Matthieu Rougé : « Pourquoi l’Eglise ne donne pas de consigne de vote ? »

17 mars 2017

SOIREE DEBAT #Presidentielle2017

Ouverture

 

Franc succès pour cette soirée qui a réunit près de 300 personnes à Nogent sur Marne. 


Enfin le débat a porté sur les programmes des candidats et non des leurres..


Enfin ils ont pu débattre entre eux de la famille, de la vie, de l'école, de la dignité de l'homme...


L'assistance attentive

Merci aux 6 représentants des candidats qui ont accepté cette confrontation, parfois très passionée, merci à Guillaume Tabard qui a animé la soirée, merci à tous ceux qui se sont déplacé pour cette soirée exceptionnelle.

 

Dès la semaine prochaine, plus de photos et un compte-rendu détaillé de la soirée et des principaux moments.

 

Dignité de l'homme : 1er thème

14 mars 2017

16 MARS à NOGENT SOIRÉE-DÉBAT PRÉSIDENTIELLE 2017

Blog AFC949 bis

Si nous voulons faire entendre vos voix pour construire ensemble une société digne de l’homme, 
si nous voulons promouvoir et défendre ce qui est sacré à nos yeux, chaque voix compte… il faut nous informer :
A quel projet de société donnerons-nous nos voix ?

 



Comme nous, sûrement,  vous en avez plus qu’assez des fake news permanentes qui nous détournent de la vrai campagne pour ces élections.


Comme nous, vous en avez plus qu'assez d’entendre parler de Penelopegate, des vêtements de luxe de Mme Macron, de l’hologramme de Mélenchon, du prix des costumes de tel autre… pour ne pas parler des vrais sujets.

Nous vous rappelons donc la soirée-débat organisée par les Associations Familiales Catholiques du Val de Marne, entre les représentants des candidats le jeudi 16 mars à 20h15. "Election présidentielle : Un vote pour quelle société ?" Ce débat sera animé par Guillaume Tabard, éditorialiste politique du Figaro en présence de notre évêque, Mgr Santier. 

Nos invités seront interrogés sur la politique familiale des candidats et en particulier sur éthique et dignité de l’homme, famille durable, école et éducation, laïcité et bien commun.

Ne manquez pas cette occasion unique de vous informer sur les programmes des candidats.

 
 

Présidentielle 2017

 

CETTE GRANDE SOIREE-DEBAT AURA LIEU
LE JEUDI 16 MARS A 20h15

animée par Guillaume Tabard,
rédacteur en chef du service politique 

Scène Watteau, Place du Théâtre à Nogent sur Marne
Autoroute A4 sortie 5

RER E Station Nogent Le Perreux,  Bus 114-116-120-210-317

Nombreux parkings sous la salle et autour

Accès handicapé par la rue Jean Monnet
(2 stationnements réservés. Sonner à la porte arrière) 


Entrée libre
Contact : 07 83 21 31 80

AFC Soirée élections 2017 bis